Résumé

Jean-Baptiste Fonssagrives Le courage médical : discours prononcé devant l'École de médecine de Montpellier… (1866)

« Si la médecine a dit excellemment M. Max Simon , est l'art de soulager les hommes , elle est aussi l'art de les plaindre.» Et qu'est-ce que la pitié chez le médecin, si ce n'est le cœur révélé par le dévouement? Les grandes pensées viennent de là, a-t-on dit; celle qui vous a emportés à Toulon et à Arles, insoucieux du danger, avait manifestement le cachet de cette belle origine. Le courage d'entraînement porte au-devant de l'épidémie, le courage de réflexion et de devoir donne ce qu'il faut pour la bien combattre, et vous les aviez tous les deux.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Le courage médical : discours prononcé devant l'École de médecine de Montpellier… (1866)

Vous êtes, Messieurs, vous et vos camarades des autres Écoles, les recrues de cette milice de vingt mille médecins qui, debout sur le sol de notre France, attendent les fléaux de Dieu de quelque côté qu'ils viennent, quels qu'ils soient : choléra, suette, fièvre jaune, et, si le pays lui rend cette justice qu'elle fait bien son service et qu'elle ne connait ni défaillances, ni désertions, il applaudit aussi à votre jeune courage, et il sait bien qu'il peut compter sur vous pour l'avenir.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Le courage médical : discours prononcé devant l'École de médecine de Montpellier… (1866)

Qui nous attachera à la glèbe d'un dévouement obscur et d'un travail obstiné? Le devoir; et que pourrions-nous sans ce mobile? C'est lui qui nous trace la limite de nos efforts, qui les soutient, qui leur donne une sanction et un but; qui inspire, en un mot, ce courage pratique, quotidien, qui ne promet pas de grands enivrements à l'âme, mais qui la place dans une sérénité pleine de contentements.
Source : Gallica

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