Abbé E. Wetterlé

Élements biographiques

Abbé E. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Ce n’est donc que dans sa langue maternelle qu’on peut lui faire comprendre ce que sont un sujet, un verbe, un attribut, et ce n’est encore que dans cette langue qu’il sera possible de lui donner cette instruction générale dont l’acquisition présuppose, non seulement la connaissance de quelques mots, mais encore la compréhension totale des enseignements du maître. Si, des connaissances ordinaires et pratiques, nous passons à l’enseignement de la morale et de la religion, le danger de l’inintelligence s’accroît encore dans des proportions tout à fait alarmantes.
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Abbé E. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Du fait que l’allemand ressemble plus à l’alsacien, idiome germanique, que le français, langue latine, ils concluent, un peu témérairement, qu’on ne saurait apprendre utilement le second qu’en possédant d’abord à fond le premier. Le problème se présenterait peut-être sous un autre aspect si le dialecte alsacien était une langue écrite. Dès lors qu’il ne l’est pas, il semble bien inutile de faire perdre à l’enfant un temps précieux à l’étude d’une langue évidemment apparentée, mais malgré cela étrangère, avant de lui donner directement la connaissance de la langue nationale.
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Abbé E. Wetterlé Revue des Deux Mondes

D’où il faudrait conclure que l’Alsacien veut se cantonner dans son isolement linguistique et que les fonctionnaires français ont le devoir d’apprendre la langue des vaincus. C’est avec ces insanités qu’on compromet les causes les plus justes. Mais allez donc faire entendre raison aux gens qui, pour maintenir l’enseignement de l’allemand classique en Alsace, vont jusqu’à proclamer que cet allemand est leur « langue maternelle ! »
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