Résumé

Eugène Woestyn Le livre de la dentelle, ou Manuel de la dentelière (1852)

Le léger fil de lin se brisait sous l'implacable étreinte de l'engrenage, et la quinte convulsive du piston déchirait les délicates fleurettes du tissu. Ce qu'il faut à cette fabrication, c'est la dextérité mignonne de la femme, c'est son admirable patience, c'est encore et surtout ce goût exquis qui se rencontre instinctivement chez elle et au plus haut degré. C'est qu'en effet, si une industrie veut de la grâce, c'est la dentelle.
Source : Gallica

Eugène Woestyn Le livre de la dentelle, ou Manuel de la dentelière (1852)

Plus serrée, plus solide que ses rivales, la valenciennes jouit d'une extrême popularité; elle époussète les bottines de la femme élégante et arrondit son gracieux réseau autour du cou blanc de la pimpante grisette, c'est l'angleterre de la mansarde et l'alençon de l'atelier.
Moins coquette que la malines, la valenciennes par la régularité de ses dessins rappelle les traditions anciennes de la dentelle ; elle se fait comme
elle au fuseau, d'une seule fois, fond et broderie, tantôt à maille ronde, tantôt à maille carrée.
Source : Gallica

Eugène Woestyn Le livre de la dentelle, ou Manuel de la dentelière (1852)

Qu'on ne croie pas cependant, d'après les lignes qui précèdent, que la valenciennes soit une dentelle à bon marché, ce qui aux yeux de bien du monde, lui retirerait de sa valeur; non, la valenciennes est chère, plus chère même que la malines, mais la solidité de sa fabrication lui assure une durée telle, que les vraies ménagères trouvent de l'économie à l'employer.
La dentelle de Lille offre une analogie frappante avec le point de malines; c'est à Lille que se fabrique la meilleure.
Source : Gallica

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