Paul Van Den Ven

Résumé

Paul Van Den Ven Les tapisseries (1910)

Avec Rubens c'est une ère nouvelle qui s'ouvre pour la tapisserie flamande. Les bordures avec fleurs et fruits riches en couleurs font le plus bel ornement des tentures dues à l'inspiration du maître anversois.
Mais on déplore l'impuissance des tapissiers à interpréter les créations du grand artiste; ils manquent rarement d'accentuer les exagérations dans les mouvements et le rendu de la musculature, qui caractérisent les figures de Rubens.
Source : Gallica

Paul Van Den Ven Les tapisseries (1910)

L'industrie artésienne continua à prospérer jusque vers le milieu du xve siècle. A ce moment, les tapissiers de Tournai et de Bruxelles semblaient déjà éclipser ceux de la capitale de l'Artois ; mais c'est la prise de la ville, en 1477, par Louis XI, qui annihila complètement l'activité de ces derniers.
A Tournai, le talent des tapissiers s'affirma avec un grand éclat. En 1449, Philippe le Bon commanda à Robert Dary et à Jean de l'Ortye la fameuse tenture de l'Histoire de Gédéon pour garnir la salle du chapitre de la Toison d'Or, et ce fut Baudouin de Bailleul qui en fit les cartons.
Source : Gallica

Paul Van Den Ven Les tapisseries (1910)

Au XVIe siècle, l'influence de la Renaissance italienne se fait sentir dans la bordure de mainte tenture, où les grotesques, les banderoles, les génies, les médaillons remplacent les motifs de fleurs et de fruits (pl. 25) . A la fin du XVIe siècle, la bordure, par sa complexité exagérée, sort de son rôle. Elle comprend fréquemment des figures allégoriques, alternant avec des bouquets de fleurs, des vases, des cariatides ou des sujets empruntés à la Bible et à la Fable (pl. 30) . Heureusement, le règne artistique de Rubens inaugure d'autres voies.
Source : Gallica

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