Résumé

Portrait de Alphonse-Jules Wauters Alphonse-Jules Wauters Les Tapisseries bruxelloises, essai historique sur les tapisseries et les tapissiers de haute et de basse-lice de Bruxelles… (1878)

Toutes ces individualités, qui brillaient d'un certain éclat, s'éclipsèrent lorsque se leva sur l'école d'Anvers ce glorieux soleil qui avait nom Rubens. Le prince des artistes flamands ne se contenta pas de produire sans relâche des tableaux de tout genre, de graver, de s'occuper tour à tour des affaires publiques, de littérature, et de l'étude des antiquités, il exécuta un nombre considérable de dessins pour les tapissiers, en particulier pour ceux de Bruxelles. Le fait, qui n'est pas contesté d'ailleurs, est mis hors de doute par la correspondance même du peintre.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse-Jules Wauters Alphonse-Jules Wauters Les Tapisseries bruxelloises, essai historique sur les tapisseries et les tapissiers de haute et de basse-lice de Bruxelles… (1878)

La vanité grandissait dans les mêmes proportions que l'indigence générale. Dans la petite noblesse on affectait de traiter avec dédain ces roturiers à moitié artistes, qui presque tous cependant côtoyaient de bien près les féodaux ou les patriciens, car plusieurs d'entre eux portaient de beaux noms, possédaient des fiefs ou des villas, disposaient de grands capitaux, siégeaient dans le magistrat. Chez quelques familles, l'habileté dans l'art de tisser se maintenait comme un don héréditaire, et, grâce à elle, le renom séculaire de la ville de Bruxelles conservait son ancien prestige.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse-Jules Wauters Alphonse-Jules Wauters Les Tapisseries bruxelloises, essai historique sur les tapisseries et les tapissiers de haute et de basse-lice de Bruxelles… (1878)

Entre la littérature si originale et si variée des trouvères et les peintures de l'école flamande où apparaissent tant de genres auparavant inconnus, l'art de la tapisserie se place comme pour familiariser les esprits aux créations des premiers, pour préparer l'effet produit par les secondes. Le naturalisme de Jean Van Eyck et de son école s'essaie, se prépare dans ces tissus qui habituent les princes et leurs cours aux scènes de la vie naturelle, que l'ascétisme des temps antérieurs avait pour ainsi dire fait oublier.
Source : Gallica

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