Auteur : Fernand Engerand

Résumé

Auteur : Fernand Engerand Revue des Deux Mondes

Les grandes élégantes reçoivent donc la mode des actrices ; elles sont à leur tour imitées par les bourgeoises, et il n’est point jusqu’aux paysannes qui n’abandonnent leurs toilettes villageoises si expressives et originales pour s’habiller comme les dames de la ville. On se contente, dès lors, de l’apparence de l’élégance, à défaut de l’élégance véritable ; ici, comme partout, c’est le triomphe de l’illusion, du faux semblant, du trompe-l’œil.
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Auteur : Fernand Engerand Revue des Deux Mondes

L’acheminement à la perfection se faisait autrefois tout naturellement, car l’apprentissage commençait au foyer et se poursuivait à l’école. La dentelle était, dans chaque famille, l’objet d’un enseignement très sérieux ; les mères apprenaient le métier aux enfans dès l’âge le plus tendre, à cinq ou six ans (plus on s’y met jeune, en effet, et plus facilement on apprend) , et, si toutes les fillettes n’arrivaient pas à la grande habileté, au moins en résultait-il une éducation solide et un travail de moyenne excellent.
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Auteur : Fernand Engerand Revue des Deux Mondes

Et nous avons souhaité, à l’instar de ce qui s’est fait en Italie, en Suède et en Autriche, la création en France d’un comité de patronage de la dentelle à la main. Les femmes du monde peuvent beaucoup en cette affaire : par leur prestige, elles sont à peu près seules capables d’en remettre l’usage en honneur, et leur exemple peut déterminer un courant de la mode ; par l’autorité locale que leur donne leur situation de châtelaines, elles peuvent favoriser puissamment l’apprentissage de cet art en aidant à la réouverture des classes de dentelle.
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