Résumé

Portrait de Honoré Arnoul Honoré Arnoul Sièges mémorables des Français… (1855)

Les généraux Vaillant et Thiry, du génie et de l'artillerie, annoncèrent au général en chef que les brèches seraient praticables le soir même.
Au même instant, les instructions aux chefs de corps sont expédiées du quartier-général. Officiers et soldats se préparent à ce décisif dénoûment. On se félicite, on s'embrasse, on se presse les mains; c'est
une ivresse de gloire, c'est une joie d'héroïque vertu.
Toute l'armée comprend à merveille que Rome délivrée des hommes qui l'oppriment, ne tardera pas à redevenir la métropole florissante et bénie des arts et de la religion.
Source : Gallica

Portrait de Honoré Arnoul Honoré Arnoul Sièges mémorables des Français… (1855)

L'un est pour étourdir la tête, l'autre pour étourdir le cœur.
Le siége de Dantzick fut un siège allemand et français, c'est-à-dire qu'il fut conduit des deux parts avec le caractère national : d'un côté avec le flegme tout germanique, de l'autre avec une folle et joyeuse ardeur. On se battait loyalement, carrément, noblement, mais il n'y avait point de la part des assiégés ces prodiges de fanatisme patriotique, et de dévoûment, ces fusées volantes de fidélité sombre et terrible qu'on vit en Espagne deux années après.
Source : Gallica

Portrait de Honoré Arnoul Honoré Arnoul Sièges mémorables des Français… (1855)

Les nations portent dans les horreurs de la guerre, en face même du spectacle de la mort et de la destruction, les qualités et les défauts, les mérites et les vices de leur humeur ou de leur génie.
Les Anglais, tout braves qu'ils sont, n'ont jamais ouvert la tranchée, devant une ville assiégée, avec des violons, comme fit le grand Condé à Lerida, et les Russes tout courageux qu'on les estime avec raison, n'iraient pas déposer, dans un mortier, une lettre adressée à leurs ennemis, comme fit à Dantzick, le colonel de Chambure.
Source : Gallica

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