Résumé

Montaillé Le costume féminin, depuis l'époque gauloise jusqu'à nos jours (1894)

Avec Marie de Médicis, la collerette qui, d'ailleurs, dans l'histoire de la mode, porte son nom, remplace définitivement la fraise; bordée de dentelle et soutenue par un fil d'archal, elle part de la hauteur de l'épaule.
Depuis que l'industrie de la soie est devenue nationale, l'usage s'en est vulgarisé; le satin et le taffetas sont étoffes bourgeoises; il fallut être habillée de velours pour se donner des airs de noblesse.
La robe et le manteau de cour de la reine sont en velours bleu de France brodé de fleurs de lys en or; le manteau est doublé d'hermine.
Source : Gallica

Montaillé Le costume féminin, depuis l'époque gauloise jusqu'à nos jours (1894)

Gabrielle d'Estrées a les cheveux en raquette; aux oreilles, des pendants en perles, et au corsage, un collier et des pierreries d'une grande richesse.
Sa robe est de satin blanc orné de noeuds et de biais de satin jaune paille; sa cotte est de satin bleu mourant.
Quicherat donne, dans son Histoire du Costume, une nomenclature très longue des diverses nuances appliquées à cette époque aux étoffes depuis les couleurs triste amie, espagnol malade, fleur mourante, jusqu'à celles de veuve réjouie, trépassé revenu ou bien encore de singe envenimé.
Source : Gallica

Montaillé Le costume féminin, depuis l'époque gauloise jusqu'à nos jours (1894)

La mode était vraiment trop tourmentée ; les jupes étaient couvertes de bouillons de gaze cousus en long, en large, en guirlandes, avec complication de falbalas, de glands, de fleurs et de rubans, dont le mélange finissait par être grotesque.
La jupe de la robe de cette bourgeoise est courte et laisse voir des bottines à hauts talons ; les femmes ne se contentaient pas de se grandir avec leurs coiffures, elles se grandissaient encore avec leurs bottines, de sorte que les hommes parurent petits.
Source : Gallica

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