Marché aux fleurs

Définition et enjeux

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Les fleurs à Paris (1890)

C'est le campement des roses et des marguerites, des violettes et des giroflées ; un comptoir s'improvise entre deux chaises, et des pots de fleurs s'alignent tout du long, selon la taille des arbustes, en tuyaux d'orgues, comme des enfants sur un banc d'école.
C'est un marché aux fleurs, l'une des choses les plus curieuses et les plus charmantes de Paris.
Il n'y avait jadis que trois ou quatre marchés aux fleurs ; aujourd'hui, chaque quartier a le sien, comme il a son église et son école.
Rien de frais, de riant, de mouvementé comme ces halles aux fleurs.
Source : Gallica

George Perrot Revue des Deux Mondes

« Le vieux marché nourrit le monde entier ; il emporte le prix sur toute autre place ! » Les peintres partageraient encore cette admirations rien de plus amusant et de plus varié pour l’œil que la foule animée et bruyante qui s’agite dans l’ombre de ces ruelles, que les gerbes de fleurs odorantes, les monceaux d’herbes et de légumes, les corbeilles de fruits rouges ou dorés qui s’entassent, ici dans les échoppes branlantes, là sur le sol même, où l’on peut à peine poser le pied.
Source : Wikisource

Portrait de Katherine Mansfield Katherine Mansfield Félicité (1932)

La fenêtre de côté donne sur une autre maison encore plus délabrée et plus petite, et en bas se trouve un marché aux fleurs. Vous pouvez examiner les dessus des gigantesques parapluies d'où s'échappent des collerettes de fleurs brillantes, et des baraques recouvertes de bâches rayées, dans lesquelles on vend des plantes en caisses et des brassées de palmes humides, luisantes, dans des pots de terre cuite. Des vieilles femmes s'affairent de côté et d'autre, comme des crabes, parmi les fleurs.
Source : Gallica

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