Joris-Karl Huysmans,
Le Drageoir aux épices
(1874)
“ Vers midi, Just s’en vint rôder autour d’elle et lui glissa un petit mot qu’elle s’en fut ouvrir dans la rue : « Je ne puis vivre ainsi, disait-il, je vais vendre mon fonds et quitter le marché. » — Ah ! s’écria-t-elle, celui-ci m’aime le plus ; si maman veut, je l’épouse. Un quart d’heure après, comme elle allait chercher du cerfeuil chez une amie, Aristide lui dit : « Mademoiselle Claudine, je vais m’en aller, je suis trop malheureux. — Ah ! mon Dieu ! il m’aime autant que l’autre ; c’est désespérant d’être aimée ainsi ! » ”
