Marie Poitevin

Résumé

Marie Poitevin Les sept poussins de la Claudine (1887)

Ote-toi de là, Tine, disait Martin, l'banc est à moi !
- Ote-z'y, toi, le père l'a fait pour nous deux ; comme t'es un garçon, tu dois m'céder la place, répondit Martine, en appuyant son dire avec une bourrade que Martin lui rendit sans tarder.
Chariot, leur cadet, un gros joufflu d'une dizaine d'années, à la toison d'un blond de filasse, aux yeux bleus étonnés, les regardait faire, tout en surveillant sa tartine beurrée qu'il avait mise à griller devant le feu de sarments dont la clarté illuminait la chambre.
Source : Gallica

Marie Poitevin Les sept poussins de la Claudine (1887)

Quant à la voiture, je me suis entendu avec Jean Sabourin, le charron. Il vous louera pour chaque voyage une charrette que vous achèterez quand vous aurez gagné assez d'argent pour faire cette dépense. Pour moi, je me charge de la bride et des harnais.
— Et moi des pompons ! dit Suzanne. Je veux que l'âne de Claudine soit le plus élégant de tout le pays, et que ses grelots avertissent, une demi-lieue à l'avance, les deux canards de l'arrivée de leur mèro.
— Oh ! que vous êtes donc bons, monsieur Zéphyrin, et vous, mamzelle Suzanne! s'écria la pauvre Claudine tout émue.
Source : Gallica

Marie Poitevin Les sept poussins de la Claudine (1887)

Son gendre, Remi Perraud, me disait, l'autre jour, que son beau-père se faisait ainsi plus de soixante francs par mois et qu'il était bien fâcheux pour lui qu'aucun de ses garçons ne fût en âge de continuer le métier de leur grand-père.
— C'est vrai, ça, dit Claudine.
— Eh bien, ma chère, sans vous en rien dire, reprit l'oncle Zéph, je suis allé demander aux clients du père Pichon de vous accorder leur confiance, et j'ai pleinement réussi. On vous connaît comme une honnête et brave mère de famille, et tout le monde se réjouit à l'idée de vous faire gagner quelque argent.
Source : Gallica

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