Camille Fistié

Résumé

Camille Fistié L'amour au village (2e édition… (1880)

Quand Nathan s'arrêta, le docteur, qui, en franc Tourangeau, ne comprenait rien à la beauté des pays de montagnes, profita d'un moment de silence pour s'écrier : - Ne me parlez pas de vos lacs et de vos glaciers. Je ne sais rien de plus beau au monde que mon
pays. Vive la Touraine ! Je l'aime, j'aime son vin à la couleur et au parfum de framboise, son vin qui réjouit le cœur et les yeux ; c'est pourquoi je porte un toast à notre pays ! —
Tous trinquèrent à l'exception de Suzanne, restée dans son attitude songeuse, et de Nisus, qui dormait profondément.
Source : Gallica

Camille Fistié L'amour au village (2e édition… (1880)

On était aux premiers jours de mai. Un gai soleil faisait poudroyer la vallée et, au loin, étinceler le ruisseau ; les coqs, de doux beuglements de vaches, réclamant leur dîner,
se répondaient de l'un à l'autre bout du hameau, les haies étalaient leurs feuilles nouvelles, et les pommiers leurs fleurs. Le vieux Claudin sonnait midi à la chapelle, lorsque Constant, débouchant du bois, agita son chapeau, transporté d'aise à la pensée de revoir Sœurette et la mère Hutinet, puis aussi, peut-être, la chaumine où il était né et où il se rappelait confusément avoir passé sa première enfance.
Source : Gallica

Camille Fistié L'amour au village (2e édition… (1880)

Tant que tu mangeras le pain de la noce, dit encore Claudin à Abdon, qui lui versait à buire, tant que tu jeûneras entre la mie et la croûte, tout ira pour le mieux, mais, avec l'amitié de ta femme, conserve surtout son estime, car une fois que le soleil aura tourné devant ta porte, la fièvre qui te tient en ce moment, — tu rougis? — ta fièvre, oui, sera calmée, et il faut penser à l'avenir.
— C'est bien dit, maître Claudin, répondit le père Hutinet, et maintenant buvons de cette tisane de sarments. A votre santé! et à celle du jeune couple! — Et de trinquer à la ronde.
Source : Gallica

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