André Theuriet,
La Maison des Deux Barbeaux ; Le sang des Finoël
(1879)
“ Pour l'entrevoir, Laurence se levait de grand matin, et, cachée derrière ses rideaux, elle épiait son réveil ; elle le suivait des yeux tandis qu'il procédait à sa rapide toilette de chasseur, le cou nu, la chemise entr'ouverte, la poitrine à l'air. La vie active l'avait conservé jeune, il n'y avait pas un fil d'argent dans sa barbe ni dans ses cheveux, ses yeux bruns brillaient : d'un éclat viril sous ses gros sourcils noirs, et Laurence le trouvait beau. Si en apparence Germain restait impitoyable, du moins Hyacinthe s'était adouci. ”
