Camille Fistié

Élements biographiques

Camille Fistié L'amour au village (2e édition… (1880)

Quand Nathan s'arrêta, le docteur, qui, en franc Tourangeau, ne comprenait rien à la beauté des pays de montagnes, profita d'un moment de silence pour s'écrier : - Ne me parlez pas de vos lacs et de vos glaciers. Je ne sais rien de plus beau au monde que mon
pays. Vive la Touraine ! Je l'aime, j'aime son vin à la couleur et au parfum de framboise, son vin qui réjouit le cœur et les yeux ; c'est pourquoi je porte un toast à notre pays ! —
Tous trinquèrent à l'exception de Suzanne, restée dans son attitude songeuse, et de Nisus, qui dormait profondément.
Source : Gallica

Camille Fistié Le Fifre

Durant quinze jours, je fus privé de voir Lavrard, quinze jours pendant lesquels le cœur me manqua. Soir et matin, j’épiais la sortie de l’aide-major : — Eh bien ! docteur? — Il va mieux, il va mieux, me répondait-il. — Les docteurs rassurent toujours, même quand ils n’espèrent plus, — observa ma tante. Mon oncle, et j’en étais bien touché, prenait sa part de mon tourment. Il tenait moins en place que jamais. — L’agitation, nous disait-il, le chassait du logis. — Moi, qui ne sortais pas de la caserne, errant tout le jour aux abords de l’hôpital, le temps me parut désespérément long.
Source : Wikisource

Camille Fistié L'amour au village (2e édition… (1880)

On était aux premiers jours de mai. Un gai soleil faisait poudroyer la vallée et, au loin, étinceler le ruisseau ; les coqs, de doux beuglements de vaches, réclamant leur dîner,
se répondaient de l'un à l'autre bout du hameau, les haies étalaient leurs feuilles nouvelles, et les pommiers leurs fleurs. Le vieux Claudin sonnait midi à la chapelle, lorsque Constant, débouchant du bois, agita son chapeau, transporté d'aise à la pensée de revoir Sœurette et la mère Hutinet, puis aussi, peut-être, la chaumine où il était né et où il se rappelait confusément avoir passé sa première enfance.
Source : Gallica

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