Eugenie Marlitt,
La petite princesse des bruyères
(1889)
“ Et tout en parlant, je m'élançai dehors. L'orage était plus violent que jamais. Je préservai mes yeux avec ma main, et courus à perte d'haleine jusqu'à ce que j'eusse atteint le vestibule du petit palais. Dieu soit loué! je n'entendais plus cette voix qui, en dépit de son calme, me remuait comme si un cœur chaud battait au travers de ses intonations. Je quittai ma robe de mousseline, qui ruisselait autour de moi, endossai l'horrible robe noire qu'Isabelle considérait comme son chef-d'œuvre, et poussai les volets. J'étais seule, toute seule dans cette maison. ”

