Fulbert-Dumonteil

Élements biographiques

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Portraits politiques. Les Septembrisés… (1872)

Il rayonne et il s'efface ; il éclate et il s'éteint. On l'inscrit au Panthéon et on le traîne aux gémonies. On l'acclame et on l'adore, en attendant qu'on le maudisse. Le nom, c'est le mirage qui éblouit et qui égare. C'est la Révolution, c'est la dictature.
C'est parce qu'ils ne représentaient que des individualités flottantes dans l'atmosphère politique, c'est parce qu'ils n'étaient que des noms sans principe, sans racine, sans mandat, qu'ils en vinrent à usurper le pouvoir, et qu'en un jour on vit douze Césars en redingote se précipiter à la fois dans l'Hôtel-de-Ville.
Source : Gallica

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Les fleurs à Paris (1890)

C'est le campement des roses et des marguerites, des violettes et des giroflées ; un comptoir s'improvise entre deux chaises, et des pots de fleurs s'alignent tout du long, selon la taille des arbustes, en tuyaux d'orgues, comme des enfants sur un banc d'école.
C'est un marché aux fleurs, l'une des choses les plus curieuses et les plus charmantes de Paris.
Il n'y avait jadis que trois ou quatre marchés aux fleurs ; aujourd'hui, chaque quartier a le sien, comme il a son église et son école.
Rien de frais, de riant, de mouvementé comme ces halles aux fleurs.
Source : Gallica

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Portraits politiques. Les Septembrisés… (1872)

Ce n'est pas tout ; la destinée d'Arago le prend, le conduit au palais, lui met une robe sur les épaules, un rabat au cou, le fait plaider avec moins d'éclat que de fracas, et puis le mêle à cette trombe d'avocats qui délaissent et enjambent le mur mitoyen pour s'abattre sur la politique et défendre la cause de la patrie.
Mais ils plaident surtout pour leur maison, pour eux-mêmes, et ils font condamner leur grande cliente. Ils perdent la cause que personne ne leur avait confiée, et ils ont pris le pouvoir comme honoraires, et la patrie paye les dépens : cinq milliards et deux provinces !
Source : Gallica

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