Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, deuxième partie

Mais Mlle de Bochardière apparut en face d’eux à la croisée de la salle haute. — Ne tirez pas, disait-elle, ne tuez pas ces malheureux.
— Feu ! feu ! criait au contraire l’avocat derrière elle.
Le marquis sourit. — Ghassez-les seulement, dit-il.
Les pauvres gens fuyaient bien d’eux-mêmes aux approches de l’ennemi ; ils s’étaient mis à tourbillonner dans la cour comme une volée de martinets tourmentés par le vent ; les femmes, naguère si hardies, poussaient des clameurs déchirantes et sauvages. Dans leur folle terreur, ils ne voyaient même plus la grande porte encore ouverte.
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Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, deuxième partie

De ce côté, entre une double rangée de collines, la plupart arides et dépouillées, s’ouvrait une percée profonde au bout de laquelle, de la terrasse de Croix-de-Vie, on pouvait dans les jours clairs découvrir un grand clocher dans la plaine. Là était la ville. Dans cette direction bien connue, le ciel apparut tout à coup ce soir-là rouge et comme embrasé des reflets d’une fournaise immense. Mme de Croix-de-Vie laissa échapper un cri qui n’était point l’accent de la peur ; on eût dit plutôt un cri de plaisir. — Voyez-vous ces feux ? dit-elle.
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Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, deuxième partie

Mlle de Bochardière, qui détournait les yeux, les ayant portés à travers la croisée sur les campagnes, poussa un cri étouffé.
— Vous êtes une fille des montagnes, où le ciel rayonne et où les âmes sont ouvertes comme le ciel, lui dit le marquis d’une voix presque caressante. Votre destinée vous a jetée dans ce triste pays, parmi nos âmes sombres et sauvages. Vous ne nous aimez pas, mademoiselle, et si vaillante que vous soyez, nous vous faisons un peu peur.
Puis il s’inclina et sortit avec Chesnel.
Violante respira.
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