Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, troisième partie

Loin d’ici ! murmura Martel, et il recula. Il y a des pensées et des images qui font peur, des images qui ont la puissance du feu pour fondre en un moment les résolutions amassées dans le plus ferme cœur, des pensées qu’on reconnaît à leur terrible douceur, qui sont l’ennemi qu’on doit fuir. Le marquis fit un pas encore en arrière, il voulait s’arracher de cette place périlleuse, il le voulait de toutes ses forces, il ne le pouvait si tôt. Violante dormait, le sommeil lui versait l’oubli des fiertés qu’il faut garder, des pudeurs outrées qu’il faut défendre.
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Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, troisième partie

Votre visage est bien sévère et votre sourire est terrible ; mais la crainte même de vous déplaire n’arrêtera plus au passage ce qui gronde là dans mon cœur. Insensé ! lequel est le plus fou de moi ou du marquis de Croix-de-Vie ?... Restez, mademoiselle, au nom de Dieu, si vous y croyez. Je confesserai que le plus fou c’est moi, puisque je suis pauvre, puisque je n’ai point d’autre château que la forêt, ni d’autre plafond doré que le ciel, il est pourtant bien vrai que moi aussi je suis né gentilhomme.
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Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, troisième partie

De ce côté du château, elle ne pouvait apercevoir la galerie du nord, toujours habitée par celui qui était aussi à elle ; mais le marquis ne pouvait non plus la découvrir dans les jardins. Elle longeait la terrasse de l’ouest. Au-dessous commençait la campagne sèche et noire, puis venaient les mortelles prairies jaunes, puis la rivière avec la morne grimace des saules ; au loin l’horizon fermé, au ciel l’entassement de nuées qui ne cesse jamais de planer sur cette tristesse éternelle. Autant valait Bochardière que Croix-de-Vie.
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