Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, quatrième partie

Chesnel !
— Que me voulez-vous ? dit Chesnel de sa voix rauque. Vous m’avez fait du mal tout à l’heure, Croix-de-Vie n’aime plus ceux qui sont à lui. Aussi n’en sera-t-il plus aimé.
— Chesnel, fit le marquis en lui tendant la main, t’ai-je donc offensé sans le vouloir, mon vieux compagnon ?
— Chesnel n’est plus votre vieil homme, reprit le terrible chouan : ses oreilles n’entendront pas plus longtemps les choses que vous dites, et il quittera votre maison.
— Que vous a-t-il donc dit ? s’écria Violante.
Source : Wikisource

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, quatrième partie

Personne, pas même celui qui en était le père. Martel V, lorsqu’il s’était broyé la tête sur les roches de la rivière, ignorait aussi qu’il allait avoir un fils ; mais, à la fureur subite qui s’était un matin saisie de son âme, il aurait pu le deviner sans doute. Depuis cent cinquante ans, jamais un Croix-de-Vie n’était mort sans avoir créé un rejeton. Il fallait un gage d’avenir au destin.
Le matin descendait du ciel par larges ondes blanches, un linceul immense de brouillard enveloppait le château, les jardins et la forêt. Violante sortit par la grande cour et commença de suivre l’avenue.
Source : Wikisource

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Sept Croix-de-Vie, quatrième partie

La fatalité a des lois et n’a point de caprices ; c’était toujours un Croix-de-Vie qu’elle voulait. Hélas ! ce Lesneven semblait à mille lieues de perdre sa raison. Quelle apparence que jamais il fût tenté d’accomplir sur lui-même l’œuvre terrible ? Il ne savait point qu’il était mêlé à ce jeu implacable du destin, il était plein de la sagesse vulgaire qui conseille à l’homme de garder sa vie comme le premier de tous les biens, celui qui ne se perd qu’une fois. S’il avait l’esprit troublé, ce n’était que par des visions tout humaines !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature