Paul Féval, Une histoire de revenants : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1881)
“ Voyons ! s'écria-t-il, voici le pichet vide et il n'y a plus rien dans les écuelles. Restons-nous ? Partons-nous ? Moi je vote pour que nous restions. Etienne se leva et frappa la table du bout de son bâton de voyage. – Reste si tu veux, ami Mathurin, dit-il, moi, je crois qu'il va se passer quelque chose cette nuit au bourg. Pourquoi je crois ça, je n'en sais rien ; mais il y a comme une voix qui tinte à mes oreilles et qui me crie : Dépêche-toi ! Si je n'ai plus qu'un bras, Dieu merci ! il est bon : je pars. Ce n'est pas une chose naturelle qu'un Le Brec soit devenu l'ami de Tréguern. ”
