George Sand

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Résumé

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PIERROT. Ah ! mon Dieu ! qu’est-ce qu’il y a donc ?
PERRETTE. Il y a que mon pauvre père ne peut pas me marier sans un sou.
PIERROT. Qu’est-ce que ça me fait ?
PERRETTE. Ça me fait, à moi. Je ne peux pas m’établir comme une malheureuse, sans un brin de toilette et sans une seule vache. M. Crochard, ton maître, menace de tout faire saisir chez nous, parce que nous lui devons mille écus. Il ne veut plus attendre, l’usurier, et il fera vendre notre bétail aux enchères. Comme ça, nous serons ruinés.
PIERROT. Ah ! le vilain homme, le mauvais cœur !
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Aussi, quand la duchesse voyait le jeune chevalier, si grand, si beau, si bien tourné, elle pleurait de regret. Elle eût voulu être sa mère. Elle le prit en vive affection lorsqu’elle vit l’intelligence et la bonté se développer en lui en même temps que la beauté physique. Le chevalier adorait le jeune prince et l’entourait des plus tendres soins. Celui-ci ne chérissait au monde que le bâtard, ne se tenait tranquille et ne se sentait heureux que quand il était là. La duchesse obtint que Charles habitât l’hôtel de Bouillon.
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Le sentiment du bien et du mal est un fait primordial de la nature humaine ; il s’impose à nous en dehors de tout raisonnement, de toute croyance dogmatique, de toute idée de peine ou de récompense. Il en est de même de la liberté, sans laquelle le devoir ne serait qu’un mot vide de sens. La discussion abstraite si longtemps agitée entre le fatalisme et la liberté n’a plus de raison d’être ; l’homme sent qu’il est libre, c’est un fait qu’aucun raisonnement ne peut ébranler.
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