“ Autolycus venant un jour à Ithaque dans le temps que sa fille, épouse de Laërte, venait d'accoucher d'un fils, Euryclée déposa l'enfant sur ses genoux et lui dit: «Autolycus, donne toi-même un nom à l'enfant chéri de ta fille.» Il répondit: «Que son nom soit Ulysse, et quand il aura grandi, qu'il vienne sur le Parnèse, je le renverrai comblé de présents.» Ulysse ayant grandi vint chez son aïeul, et pendant une chasse au sanglier, il fut blessé au-dessus du genou. Or Euryclée, ayant senti la cicatrice sous la paume de sa main, la reconnut au toucher ”
Autolycus
Définition et enjeux
Citations sur “Autolycus”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Les bandits, silencieux, observaient à distance. Autolycus réfléchit, puis, d'un geste brusque, il releva son chapeau en arrière. — Allons, moine? — J'arrive, fit le carme. — Spiravento ! — Causons, repartit le goinfre. Le chef, les moustaches remontées vers les pommettes et les sourcils remontés vers le crâne, regardait successivement les deux compagnons d'un œil malin. — Qu'est-ce qui sonne pour nous? demanda Avale-le-Vent. — Rien. — De profundis, dit le moine. — Laudate, riposta Autolycus; il me manquait une fée pour un rôle ! Dieu est grand ! ”
Albert Feuillerat, Revue des Deux Mondes
“ Dogberry, le constable, pompeux et important, radoteur et emphatique, montagne de sottise satisfaite, portrait éternellement vrai de l’homme de rien qu’une bribe d’autorité emplit de suffisance ; Autolycus, le truand, colporteur au bagout irrésistible et aux tours inépuisables, artiste en filouterie, poète sous les loques d’un gueux, enfant des grandes routes, vagabond de génie ! Comme ils sont vivants, ces déshérités de la vie ! ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Autolycus était blesssé, mais le houspilleur était désarmé. Il le sentit, et insulta son adversaire : — Mons de Bohême, siffla-t-il entre ses dents tandis que deux filets rouges coulaient de chaque côté de sa bouche, sache ceci : c'est moi qui ai trouvé le premier la petite toute dormante, je l'ai embrassée à bouche que veux-tu. Il n'acheva pas. Un nouvel éclair brilla dans la salle, et le coutelas qu'Autolycus avait arraché de ses chairs vint s'enfoncer jusqu'à mi-lame entre les côtes du Bourguignon qui poussa un cri épouvantable, tomba et ne remua plus. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Ainsi vêtue, Perdita faisait au prince l'effet d'un être non réel, habitant les poésies impossibles et les lointaines légendes ; mais Autolycus ne lui laissa pas le temps de désaltérer son extase. Il fallait se hâter ; le temps pressait. — Je vais avec vous, leur dit-il. Je veux vous trouver quelque barque en partance pour les pays grégeois ou italiques, et vous voir aborder en terre chrétienne. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Autolycus ne résista pas. Le pêcheur se dépouilla rapidement, en peu de temps se trouva nu et se ceignit les reins d'une loque. Au moment où il défit le bonnet de lambeaux bleus qui lui enveloppait la tête, on la vit s'écheveler dans le vent, et les bohémiens retinrent un cri. Le pêcheur était un vieillard, et sa chevelure était blanche. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Autolycus ne perçut plus rien. Il appliqua sur son front la paume de sa main. La sueur ruisselait sur son visage, ses tempes battaient à rompre. Il voulut se lever et sortir ; sa blessure le paralysait. Alors, il cria de toute sa force : — Hé! moine! réveille-toi. Dom Viadaze entr'ouvrit lentement son manteau. — Mille dieux ! fit-il avec un bâillement énorme, je dormais sur le sac. Qu'est-ce qui advient de la communauté ? ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Voilà la princesse de Sicile. Un rire immense saisit les bandits. L'un d'eux se renversa, la gorge tendue, et recula si frénétiquement qu'il tomba les semelles en l'air. Le ventre poignait à d'autres qui gémissaient, tout debout, à moitié tordus. Au tumulte, Fawnia avait ouvert les yeux et vu dans la lumière des torches ces faces de démons affreusement déridées. Elle poussa un cri; son regard en même temps s'arrêta sur Autolycus. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ C'était le fétiche du Provençal, l'inséparable ventre de toile, qui ne le quittait guère plus que l'autre, celui de chair. Avale-le-Vent avait voulu s'opposer au rapt du Pantacle, comme disait Autolycus, qui y voyait l'abrégé magique du cuisinier ; mais dom Viadaze avait objecté le danger de Perdita, et'Spiravento, pécaire! consentait presque au sacrifice. Capiou, tout en hâtant le pas, ruminait. Sa figure jaune avait des reflets métalliques. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Il jeta ses habits à Autolycus qui les revêtit, puis fit signe aux matelots. L'un d'eux prit aussitôt les petits pains de Saint-Nicolas et les jeta par-dessus le bord, pour apaiser la mer, selon une pratique usitée en Grèce. L'autre saisit le coq dans sa cage, le saigna, et but le sang qui lui coula du cou selon une pratique employée dans l'Inde, pour apaiser le vent. Le vieillard alors sembla rassuré, et demi-nu, dans le vent glacé et la nuit sinistrement claire, il cria, reprenant frénétiquement le gouvernail : — Nous avons derrière nous le vent, devant nous la mer. ”
Gaston Richard,
L'évolution des moeurs
(1925)
“ D'après l'Odyssée « Autolycus, le noble père de la mère d'Ulysse, l'emportait sur tous les hommes pour le vol et le parjure. C'était un don qu'il tenait du dieu Hermès ». Dans les Nibelungen et les poèmes qui les annoncent, les héros germains ne diffèrent pas d'Autolycus. Tel Rother, der listi'ge Mann, qui excelle à tromper l'ennemi ; tel le Hagen des Nibelungen, le représentant de la duplicité clair- 214 L'ÉVOLUTION DES MOEURS voyante (1) . La ruse de guerre devient une habitude d'esprit qui suscite plutôt l'admiration que le blâme. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Le misérable geôlier, foudroyé par ces trois éclairs, et à demi-mort sous les six prunelles terribles ouvertes fixement sur lui, pensa défaillir lorsqu'il reconnut Autolycus et râla, épouvanté : — Le Diable ! — Un mot, et je te tue ! dit le bohémien. — Les cachots du prince et de la jeune fille ? Parle, ou je t'égorge, dit le prêtre. — Une hésitation, et je t'éventre ! ajouta Spiravento. Le geôlier capitula ; il murmura : — Venez. Puis, l'extrémité des trois lames toujours tournée vers lui, il mena ses trois agresseurs aux oubliettes et leur dit : — C'est là. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Autolycus chemina quelque temps à travers les cachettes naturelles qu'offrait le rivage en cet endroit. Il y avait déjà deux jours que Perdita, dom Viadaze et Spiravento avaient disparu derrière les murs du donjon. Muni du rouleau de cordes et d'un énorme paquet de tiges de fer aiguës et minces, les poches gonflées de vagues instruments de délivrance, par une mer qui semblait immobile tant elle était calme, il gagna, le soir, à la nage, les pics qui défendaient la prison contre les lames, et séparaient la mer des prisonniers. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Ils s'étaient trouvés terrassés, étourdis et garrottés, dans le temps qu'un tigre met à bondir. Un instant après, un cavalier entrait dans la cabane, enveloppé d'un long manteau, coiffé d'une toque, une longue branche en flamme à la main, et, reconnaissant Autolycus à la lueur du tison, partait d'un grand éclat de rire: — Ah ! ah ! ah! ah! s'exclama Rogero, vous êtes, seigneur sorcier, aussi délicatement accommodé que si le propre cuisinier de Sa Majesté s'était chargé de vous préparer à être rôti. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Toute la Sicile a vu ta reine, malheureux ! Elle a été l'amour de tous ! Il n'est pas un pêcheur dont l'imagination n'en ait profité, et les soldats l'ont eue dans leurs camps, et les bergers l'ont possédée dans leurs montagnes. — S'il fait encore un pas, pensa Autolycus, il tombe sur le geôlier. — Geôlier, reprit le roi, les prisonniers parlentils quelquefois ? — Jamais, sire. — Il faut avoir l'oreille collée à toutes les portes, entends-tu ? Du côté de la reine, surtout. — Sans doute, sire. Des voix, en cet instant, se firent entendre dans l'un des souterrains. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Demain, à son réveil, dites-lui que celui qui l'aime plus qu'il n'aime le roi, et l'adore plus qu'il n'adore Dieu, s'absente, mais reviendra. Le jeune homme s'arrêta. Des sanglots lui emplissaient la gorge ; des larmes brùlantes montaient à ses paupières et débordaient presque sur ses joues. Il resta longtemps muet, sans bouger, pressant au hasard les mains qui se tendaient vers lui. Autolycus, stupide, s'était détourné. Le carme et Spiravento cherchaient en vain leurs paroles. Les adieux faits, Florizel parti, les bohémiens se regardèrent : — Je ne me charge pas de parler à l'enfant. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Soudainement, en même temps que retentissait une imprécation de Spiravento, une bande effrénée envahit la cahute et fondit sur les réfugiés aussi rapidement que si elle tombait du ciel. Dom Viadaze et Autolycus, supris, couchés, sentirent en même temps sur les épaules, sur leur bouche, à leurs bras, à leurs poignets et à leurs cheveux, le choc et l'étreinte de mains violentes qui les clouè- rent au sol, les lièrent avec des cordes et ne les quittèrent que ficelés. ”
François de Fénelon, Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1862)
“ « Hélas! s'écria Laërte au nom d'Ulysse, mon cher fils n'est plus ! s'il étoit vivant, il répondroit à votre générosité. » Après ces mots, le vieillard tombe presque de foiblesse; Ulysse se jette alors tendrement à son cou, et lui dit: « Mon père, je suis celui que vous pleurez.— Si vous êtes Ulysse, ce fils si cher, répondit Laërte, donnez-moi un signe certain qui me force à vous croire. » Ulysse alors lui montre la cicatrice de l'énorme plaie que lui fit autrefois un sanglier sur le mont Parnasse, lorsqu'il alla voir son grandpère Autolycus. ”
Alfred Gassier, L'aventure de Perdita (1882)
“ Autolycus n'était pas homme à se reposer sachant ses amis en péril, et surtout, c'était Florizel, c'était Perdita qui faisaient le souci du vieux chef de bande. Il avait gardé dans l'oreille les derniers mots dits par le geôlier à Rogero, au moment où il était ar. ”
Eduard Jacobi, Dictionnaire mythologique universel… (1863)
“ La tradition le représente comme un subtil voleur. Il déroba le célèbre casque d'Amyntor, les bœufs d'Eurytus dans Ille d'Eubée, et ceux de Sisyphe. Ce dernier vol s'étant renou- velé à plusieurs reprises, Sisyphe, pour dé- rouvrir le voleur, fit une marque à son bétail, et de la sorte il le reconnut ensuite parmi les troupeaux d'Autotycus. A cette occasion, Sisyphe se lia, dit-on, secrètement avec Anticléc, qui devint plus tard l'épouse de Latirte. — Autolycus habitait sur le Parnane. Dans un voyage qu'il lit à Ithaque, ce fut lui qui nomma Ulysse, son petit-filq, lequel vnait de naître. ”
André Mareschal Philip Sidney, La Cour bergère ou L’Arcadie de Messire Philippe Sidney
“ Lycas, Phyloclée, Zelmane, Pamele.Lycas L'Amour, sans offenser les lois de la prudence, [795] Vous peut-il interrompre en cette confidence ? Zelmane Vous voyez, nous tentons ce combat hasardeux ; Mais c'est sans avantage, et de deux contre deux. Phyloclée Quel besoin de combattre à qui tient la victoire ? Lycas Avouez-nous vaincus, nous aurons trop de gloire. [800] Phyloclée La partie est suspecte où le plus fort se rend. Pamele Berger, et Cavalier, l'avantage est trop grand ; M'attaquer à deux fronts ? À cet assaut je tremble ; Puis-je vaincre Lycas et Lyzidor ensemble. ”
Eschine, Chefs-d'oeuvre de Démosthène et d'Eschine… (1865)
“ Sur sa demande impudente, l'Aréopage se rendit au sein de l'assemblée. Celui qui, au nom de ce corps respectable, prit la parole, fut Autolycos. Par Jupiter et par Apollon! la vie de ce citoyen est pure, grave, digne du tribunal qui m'écoute. Il dit, entre autres choses, que l'Aréopage improuvait l'avis de Timarque; et, au sujet de la solitude suspecte du quartier du Pnyx, il ajouta : « Ne vous étonnez pas, ô Athéniens! si Timarque a, sur ce point, plus d'expérience que l'Aréopage. » Il y eut alors parmi vous un mouvement confus; plusieurs crièrent : & Tu dis vrai, Autolycos! ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ Lycus, le banni, règne en souverain dans Thèbes, la ville d’Hercule ; mais il n’y règnera pas long-temps : Hercule va revenir, il va nous venger ; il remontera tout à coup vers la lumière, et s’il ne trouve pas une voie, il s’en fera une lui-même. Oh ! reviens, cher époux, reviens, reparais vainqueur au milieu de ta famille vaincue ; remonte vers nous, et brise la prison de ténèbres qui te retient. Si l’enfer s’est refermé sur toi, si tu ne trouves point d’issue pour revenir, entr’ouvre le monde même, et laisse paraître avec toi tous les trésors que la nuit éternelle cache dans son sein. ”
“ Lycas m’avait très bien reconnu, comme si lui aussi avait entendu ma voix. Il accourt à son tour : il ne regarda ni mes mains ni ma figure, mais sa vue se fixa immédiatement sur mon braquemart que, de sa main officieuse, il soupesa, et aussitôt : « Bonjour, dit-il, Encolpe ! » Et l’on s’étonnera que la nourrice d’Ulysse ait trouvé à vingt ans de distance la cicatrice signe de sa noble origine, alors que cet habile homme, sans se laisser dérouter par mon déguisement, alla, avec tant de perspicacité, tout droit au signalement authentique de son fugitif. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Et Odysseus s’assit devant le foyer, en se tournant vivement du côté de l’ombre, car il craignit aussitôt, dans son esprit, qu’en le touchant elle reconnût sa cicatrice et que tout fût découvert. Eurykléia, s’approchant de son roi, lava ses pieds, et aussitôt elle reconnut la cicatrice de la blessure qu’un sanglier lui avait faite autrefois de ses blanches dents sur le Parnèsos, quand il était allé chez Autolykos et ses fils. Autolykos était l’illustre père de sa mère, et il surpassait tous les hommes pour faire du butin et de faux serments. ”
Paul Gagnol, Histoire ancienne : temps préhistoriques… (1904)
“ L'œuvre de Lycurgue. — La constitution de Lycurgue a été l'objet de jugements bien divers. Déjà, dans l'antiquité, Aristote en avait fait une critique aussi violente qu'autorisée; des études récentes, patientes et approfondies, ont prouvé qu'il y avait bien à rabattre des éloges hyperboliques décernés à Sparte par ses admirateurs. Rien n'est durable de ce qui est contre nature : or Lycurgue, en sacrifiant tout à l'État, en voulant à tout prix n'avoir dans sa cité que des corps sains et robustes, des âmes guerrières, fit violence aux lois de l'humanité. ”
Gaston Rabeau, Le jugement d'existence (1938)
“ Mes tendances profondes, prétend-on, ne sont pas miennes au sens qu'elles soient le fait de mon individualité close ; la puissance éternelle de la Vie, produisant le monde, se prolonge en cet élan vital que M. Croce appelle autoctisis et qui me force à me dépasser toujours. L'autoctisis déborde à ce point ma conscience de l'instant qu'en elle doit s'abîmer mon individualité limitée et recevoir d'elle son sens et sa mission. L'individu éprouve son identité avec le Tout, il constate que c'est folie de faire bande à part. ”
Jules Girard, Revue des Deux Mondes
“ Son Créon en effet est un homme, et non pas un simple tyran de théâtre, tel que l’est, par exemple, dans l’Hercule furieux, le Lycus d’Euripide, sorte de masque banal que le poète n’anime pas, même en lui prêtant son esprit raisonneur et son goût de subtilité. ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ MÉGARE. Rarement l’injustice du sort épargne les plus nobles courages : nul mortel ne peut impunément braver tant de fois de si grands périls ; le malheur finit toujours par atteindre celui qui long-temps avait échappé à ses coups. Mais voici venir Lycus, portant en ses mains un sceptre usurpé ; son visage cruel respire la menace, et son déportement annonce tout ce qui se passe dans son âme. ”
Sigismond Lacroix,
Histoire des prolétaires
(1874)
“ Homère, qui ne se pique point de philosophie, mais qui pense comme son siècle, vous dira son admiration pour l'homicide, pour le vol, pourvuqu'ils aient le succès comme sanction.Autolykos, père d'Ulysse, est un grand homme parce que, par ses brigandages et ses rapines, il a acquis une grande richesse. ”
François de Fénelon, Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1825)
“ A ces mots la tristesse se change en joie ; on chante les louanges de Lycon ; on dit qu'il sera amateur des jardins, comme. Apollon a été berger conduisant les troupeaux d'Admète ; mille chansons divines remplissent le bocage, et le nom de Lycon passe de l'antique forêt jusqu'aux campagnes les plus reculées. Les bergers le répètent sur leurs chalumeaux ; les oiseaux mêmes , dans leurs doux ramages, font entendre je ne sais quoi qui ressemble au nom de Lycon. La terre se pare de fleurs, et s'enrichit de fruits. ”
