Albert Feuillerat, Revue des Deux Mondes
“ Il n’intervient dans la création des êtres fictifs que pour traduire en gestes, en expressions de physionomie, en inflexions de voix les mouvements d’âme dont les mots ne sont et ne peuvent être que les signes inanimés. Il réalise ce que l’autre a suggéré. Il fait passer dans le domaine du concret ce qui, sans lui, devrait rester une évocation pour l’esprit. Il complète donc le travail du créateur. L’homme qui à son imagination de dramatiste peut joindre l’imagination de l’acteur, atteindra à une perfection que l’écrivain qui n’est qu’écrivain, — si doué fut-il, — ne saurait jamais obtenir. ”
