Résumé

Bobi Arsandaux Traversée des aiguilles de Tré la Tête (1932)

Après une courte et facile descente, nous franchissons le premier gendarme. On croirait cheminer sur les restes d'une tour récemment écroulée. L'escalade, énervante et délicate, n'est cependant pas fatigante : il faut caresser les prises, ne jamais les attirer, les pousser au contraire vers leur point d'appui.
C'est maintenant une traversée sur le versant de l'Allée Blanche, pour éviter les corniches de l'arête. Malgré les crampons, l'opération est délicate, le névé étant recouvert d'une couche de neige folle. Nous nous assurons de notre mieux, et marchons corde tendue.
Source : Gallica

Bobi Arsandaux Traversée des aiguilles de Tré la Tête (1932)

Tout en savourant quelques durs pains beurrés, nous admirons les formidables séracs qui, du col, penchent d'une façon inquiétante sur le versant italien, prêts à s'écrouler. Bien fou qui se risquerait à le franchir en cet endroit. Le passage, nous le savons, est au Sud, sur l'Arête de la Tête Carrée. Là, c'est autre chose : la roche n'est pas trop raide, mais complètement pourrie. Continuellement, des pierres s'en détachent et fuient vers le glacier, entraînant dans leur course cent compagnes qui bondissent à leur suite.
Source : Gallica

Bobi Arsandaux Traversée des aiguilles de Tré la Tête (1932)

D'interminables couloirs en descendent vers le Glacier de Miage, long fleuve d'ombre qui, à 600 mètres sous nos pieds, zèbre son cours de nombreuses moraines parallèles, dons de ses tributaires...
...« Il est temps ! » Ah ! inflexible LABOUR, tu ne me feras pas grâce d'une minute ! En route pour la Tête Carrée. L'arête est facile, et l'ascension une véritable promenade. Des rochers brisés d'abord, puis de la neige dure où les crampons mordent à merveille...
Source : Gallica

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