Bobi Arsandaux, Traversée des aiguilles de Tré la Tête (1932)
“ Après une courte et facile descente, nous franchissons le premier gendarme. On croirait cheminer sur les restes d'une tour récemment écroulée. L'escalade, énervante et délicate, n'est cependant pas fatigante : il faut caresser les prises, ne jamais les attirer, les pousser au contraire vers leur point d'appui. C'est maintenant une traversée sur le versant de l'Allée Blanche, pour éviter les corniches de l'arête. Malgré les crampons, l'opération est délicate, le névé étant recouvert d'une couche de neige folle. Nous nous assurons de notre mieux, et marchons corde tendue. ”
