Un officier de l’armée d’Afrique, Revue des Deux Mondes
“ Les soldats, blottis les uns contre les autres, transis, grelottans, frappés d’une stupeur morne, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Cependant, sous ces glaces de la vie extérieure, qui est comme gelée, se conserve bien entière la vie morale. Qu’un cri de guerre se fasse entendre, et tous ces fantômes, qui semblaient ne plus appartenir au monde réel, rentrent vaillamment dans l’existence active. Dans une de ces nuits les plus terribles, où le ciel, la terre, et, pour ainsi dire, les hommes n’étaient qu’eau et boue, une fausse alerte à Kodiat-Aty fit croire à l’approche de l’ennemi. ”
