Résumé

Hans Staden Des hommes sauvages - original

Quand nous arrivâmes à la cabane, un de ceux qui m’accompagnaient s’avança, et dit à haute voix, de manière à être entendu de tout le monde : « Je vous amène l’esclave, le Portugais », et il ajouta que c’était une belle chose d’avoir ses ennemis en son pouvoir. Il fit un long discours, comme c’est leur usage, et me conduisit au roi, qui était assis et buvait avec les autres. Ils s’étaient déjà tous enivrés avec la boisson qu’ils fabriquent et qu’ils nomment kawawy. Ils me regardèrent d’un air courroucé, en disant : « Es-tu venu notre ennemi ? »
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Hans Staden Des hommes sauvages - original

Vous voyez ! leur dis-je, vous ne vouliez pas croire que Dieu était irrité de voir cet enfant manger de la chair humaine. Néanmoins ils prétendirent que c’était ma faute, et que le temps serait resté beau s’il eût mangé sans que je m’en fusse aperçu.
Quand nous fûmes de retour au village, Alkindar Miri, un de mes maîtres, me dit : « Eh bien ! tu as vu comment nous traitons nos ennemis. » Je lui répondis : « Ce n’est pas de les tuer, mais de les manger que je trouve horrible. « C’est notre usage, dit-il, et nous traitons les Portugais de la même manière. »
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Hans Staden Des hommes sauvages - original

Prie ton Dieu afin que le vent et la tempête ne nous fassent point de mal. Je fis ma prière à Dieu comme ils me le demandaient, et je dis :
« Dieu tout-puissant, souverain seigneur du ciel et de la terre, toi qui dans tous les temps as écouté et secouru ceux qui t’ont appelé à leur aide, montre-moi ta miséricorde au milieu des infidèles, afin que je reconnaisse que tu es encore avec moi, et que les païens qui ne te connaissent pas voient que mon Dieu a écouté ma prière. »
J’étais couché et lié au fond du canot, de sorte que je ne pouvais pas voir derrière moi
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