Aristote,
De la génération et de la corruption
“ Doué d’une unité absolue, quelle modification, quel changement, quelle altération pourrait-il subir ? S’il pouvait jamais devenir autre en quoi que ce fût, il ne serait plus semblable à lui-même. Sa première forme périrait, une forme nouvelle viendrait à être, et avec le progrès du temps, cet être éternel et infini disparaîtrait et serait réduit à n’être rien. L’être, étant éternel, infini, un, ne peut avoir de corps ; il ne peut être matériel ; car alors, il aurait des parties distinctes, et c’en serait fait de son unité, de son infinité, de son éternité. ”
