Résumé

Portrait de Aristote Aristote De la génération et de la corruption

Doué d’une unité absolue, quelle modification, quel changement, quelle altération pourrait-il subir ? S’il pouvait jamais devenir autre en quoi que ce fût, il ne serait plus semblable à lui-même. Sa première forme périrait, une forme nouvelle viendrait à être, et avec le progrès du temps, cet être éternel et infini disparaîtrait et serait réduit à n’être rien. L’être, étant éternel, infini, un, ne peut avoir de corps ; il ne peut être matériel ; car alors, il aurait des parties distinctes, et c’en serait fait de son unité, de son infinité, de son éternité.
Source : Wikisource

Portrait de Aristote Aristote De la génération et de la corruption

Pour le vulgaire, ce qui constitue surtout la différence de la production et de la destruction, c’est que l’une est perceptible aux sens, et que l’autre ne l’est pas. Quand il y a changement en une matière sensible, le vulgaire dit que l’objet naît et se produit, et qu’il meurt et se détruit quand il change en une matière invisible. C’est que les hommes définissent en général l’être et le non-être, selon qu’ils sentent la chose ou ne la sentent pas ; de même qu’ils prennent pour l’être ce qu’on connaît, et pour le non-être, ce qu’on ignore.
Source : Wikisource

Portrait de Aristote Aristote De la génération et de la corruption

Il est clair que le mouvement est continu, parce que le mobile est continu ; car, comment l’affection d’une chose pourrait-elle être continue, si ce n’est par la continuité même de la chose dans laquelle elle se manifeste ? Si le mouvement n’est continu que par le lieu dans lequel il est, ce ne peut être alors que par l’espace, qui a seul la propriété de le contenir, parce qu’il a une certaine grandeur. Or, il n’y a de grandeur continue que celle du cercle, parce que cette grandeur est toujours continue à elle-même.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature