Aristote

Aristote

Résumé

Portrait de Aristote Aristote Physique

L’espace n’est pas davantage un élément, ni un composé d’éléments corporels. Ce qu’il faut dire, c’est qu’il a de la grandeur sans être un corps. Il n’est pas non plus à considérer comme une cause ; car il n’est ni la matière, ni la forme des êtres ; il n’est ni leur moteur ni leur fin. Ainsi l’espace, qui n’est ni un corps ni une cause, est à peine un être ; car s’il est un être, on pourra demander avec Zénon : Où est le lieu de l’espace ? puisque tout être est nécessairement dans un lieu. Il y aurait donc espace de l’espace, et ainsi de suite à l’infini.
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Portrait de Aristote Aristote Physique

L’être n’appartient pas à l’Olympiade et au jour, en tant que ce seraient des substances séparées et individuelles ; le temps qui les forme en est toujours à devenir et à périr toujours.
Mais si l’on veut une image encore plus exacte de l’infini, c’est dans la grandeur qu’il faut le considérer et dans la grandeur indéfiniment divisible. La grandeur, du moins dans les limites où nous pouvons l’observer, subsiste et demeure, restant sous la prise de notre observation ; elle ne s’écoule pas comme le temps, qui nous échappe sans que nous puissions le retenir un seul instant.
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Portrait de Aristote Aristote Physique

Seulement, il y a nécessité absolue que les vertus et les vices de l’âme, comme ceux du corps, ne puissent se produire qu’à la suite d’une altération ou d’un changement dans la partie capable de sentir. Or, cette partie de l’âme n’est modifiée et altérée que par les choses que l’on sent. Toute la vertu morale se rapporte en définitive aux joies et aux douleurs du corps, soit qu’il s’agisse de la sensation présente, soit qu’il s’agisse du passé et d’un souvenir, soit enfin qu’il s’agisse de l’avenir et d’une espérance.
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