“ L’espace n’est pas davantage un élément, ni un composé d’éléments corporels. Ce qu’il faut dire, c’est qu’il a de la grandeur sans être un corps. Il n’est pas non plus à considérer comme une cause ; car il n’est ni la matière, ni la forme des êtres ; il n’est ni leur moteur ni leur fin. Ainsi l’espace, qui n’est ni un corps ni une cause, est à peine un être ; car s’il est un être, on pourra demander avec Zénon : Où est le lieu de l’espace ? puisque tout être est nécessairement dans un lieu. Il y aurait donc espace de l’espace, et ainsi de suite à l’infini. ”
Résumé
Aristote, dans son ouvrage Physique, examine les fondements de l'existence à travers des concepts tels que le mouvement, le temps, l'espace et l'infini. Ce traité philosophique, publié au IVe siècle av. J.-C., questionne la nature des corps, leur déplacement et les lois qui régissent le changement.
En développant la relation entre le "moteur" et le "mobile", Aristote affirme que le mouvement ne peut exister sans un agent premier, évoquant ainsi une vision métaphysique du monde. L'œuvre résume ses réflexions sur la continuité de la matière, la divisibilité de la grandeur et la nécessité d'un "premier moteur" immobile, ancrant ses idées dans une structure logique et dialectique.
Citations de Physique (Aristote)
“ L’être n’appartient pas à l’Olympiade et au jour, en tant que ce seraient des substances séparées et individuelles ; le temps qui les forme en est toujours à devenir et à périr toujours. Mais si l’on veut une image encore plus exacte de l’infini, c’est dans la grandeur qu’il faut le considérer et dans la grandeur indéfiniment divisible. La grandeur, du moins dans les limites où nous pouvons l’observer, subsiste et demeure, restant sous la prise de notre observation ; elle ne s’écoule pas comme le temps, qui nous échappe sans que nous puissions le retenir un seul instant. ”
“ Seulement, il y a nécessité absolue que les vertus et les vices de l’âme, comme ceux du corps, ne puissent se produire qu’à la suite d’une altération ou d’un changement dans la partie capable de sentir. Or, cette partie de l’âme n’est modifiée et altérée que par les choses que l’on sent. Toute la vertu morale se rapporte en définitive aux joies et aux douleurs du corps, soit qu’il s’agisse de la sensation présente, soit qu’il s’agisse du passé et d’un souvenir, soit enfin qu’il s’agisse de l’avenir et d’une espérance. ”
“ C’est Dieu qui a créé les grands corps qui roulent sur nos têtes dans les espaces célestes, et c’est lui qui maintient la régularité éternelle de leurs révolutions, de même qu’il leur a imprimé l’impulsion primitive qui les a lancés dans le ciel. Dieu est donc le père du mouvement, soit que nous considérions le mouvement à la surface de notre terre et dans les phénomènes les plus habituels, soit qu’élevant nos yeux nous le contemplions dans l’infinité de l’étendue et dans l’harmonie des sphères. ”
“ Le feu se dirige toujours en haut ; la terre se dirige toujours en bas. Voilà déjà deux directions dans l’espace ; mais de plus, les corps se dirigent aussi à droite et à gauche, devant et derrière. C’est en tout six directions, qu’on peut distinguer dans l’espace ou le lieu. Rien n’existe donc et ne se meut que dans l’espace. Or c’est là une merveilleuse supériorité de l’espace sur le reste des choses ; elles ne peuvent pas être sans lui, et il peut être sans elles ; car elles peuvent être détruites sans qu’il le soit ; elles périssent dans son sein, tandis qu’il est impérissable et éternel. ”
“ Je conçois, d’ailleurs, et j’excuse l’emphase avec laquelle on parle de l’infini, quand on dit "qu’il renferme toutes choses et qu’il embrasse tout l’univers en soi." C’est qu’en effet l’infini ne laisse pas que d’avoir quelque ressemblance avec un tout, avec un entier. Ainsi, l’infini est la matière de la perfection ou de la forme achevée, que peut recevoir la grandeur. Il est le tout et l’entier en puissance ; il ne l’est point en acte. Il est divisible, soit par le retranchement, soit par l’addition prise en sens inverse, ainsi que je l’ai expliqué plus haut. ”
“ L’être devient alors un simple attribut de l’un, et le sujet même auquel on prétend attribuer l’être, s’évanouit et n’existe plus ; c’est alors créer un être qui existe sans exister. C’est qu’il ne faut sérieusement considérer comme être que ce qui existe substantiellement. L’être ne peut pas être son attribut à lui-même, à moins qu’on ne prête arbitrairement d’autres sens à l’idée d’être ; mais elle n’a cependant qu’une seule signification, et l’on ne peut pas réaliser ainsi tout ce qu’on veut. L’être réel n’est jamais l’attribut, l’accident d’autre chose ”
“ « Si toute chose, disait-il, doit toujours être ou en mouvement ou eu repos, et si elle est en repos quand elle est dans un espace égal à elle-même, il s’ensuit que, tout corps qui se déplace étant à chaque instant dans un espace égal à lui-même, la flèche qui nous semble voler est cependant immobile ; car, à chaque instant de sa prétendue course, elle est dans un espace égal à elle-même. » L’erreur de Zénon ressort de ce que nous avons dit ; car le temps ne se compose pas d’instants comme il semble le croire, pas plus que nulle autre grandeur ne se compose d’indivisibles. ”
“ Enfin, où placer dans l’univers le premier moteur ? En quel lieu réside-t-il, si toutefois on peut sur l’infini et l’éternel élever une telle question ? Est-ce au centre ? Ou n’est-ce pas plutôt, la circonférence, puisque c’est à la circonférence que les mouvements sont les plus rapides, et que ce sont les parties les plus rapprochées du moteur qui sont mues avec le plus de rapidité ? Tel est le système du monde, mu durant l’éternité par le premier moteur, qui n’a lui-même, dans son unité, dans son infinitude et dans son immobilité, ni parties ni aucune espèce de grandeur possible. ”
“ Sans le moteur, le mouvement est logiquement incompréhensible. C’est bien, si l’on veut, le mouvement, observé par nous, qui révèle le moteur ; mais il ne le fait pas, tandis qu’au contraire c’est le moteur qui fait le mouvement, et l’on ne peut les prendre indifféremment l’un pour l’autre. Dans ces matières délicates, moins que partout ailleurs, il ne faut rien prêter à l’équivoque ni au doute ; il est plus rationnel et plus sûr, avec Platon, de poser Dieu à l’origine des choses, et d’en faire dans l’immanence de son éternité le créateur du mouvement, de l’espace et du temps. ”
“ Quant à ce qu’on appelle le présent, l’instant, ce n’est pas, à proprement parler, une partie du temps ; car le temps ne se compose pas d’instants. L’instant est la limite du temps, et c’est lui qui sépare le passé de l’avenir. Mais il est sans cesse autre et perpétuellement différent, de telle sorte que son existence est moins réelle encore que celle du passé, qui a cessé d’être, et celle du futur, qui n’est pas et qui seulement doit être plus tard. ”
“ Pour l’être animé, au contraire, nous disons qu’il se meut lui-même, attendu que, s’il demeure parfois dans un absolu repos, il se produit aussi en lui un mouvement qui ne vient que de lui seul, et où le dehors n’est pour rien. Mais si ce phénomène peut se passer dans l’animal, pourquoi ne se passerait-il pas aussi tout à fait de même dans l’univers ? Si c’est possible dans le petit monde, ce l’est également dans le grand ; et si c’est possible dans le monde, c’est possible aussi dans l’infini, si toutefois l’infini peut, ou se mouvoir tout entier, ou demeurer tout entier en repos. ”
“ Le changement de ce qui n’est point sujet en un sujet, c’est la génération ; c’est le passage du non-être à l’être, ou en d’autres termes une opposition contradictoire de la négation à l’affirmation. Une chose qui n’était pas vient à être et à exister. La génération est absolue, quand le changement a lieu absolument du non-être à l’être ; la génération n’est que relative et spéciale, quand le sujet existant déjà, il subit une modification et prend une qualité qu’il n’avait pas auparavant. ”
“ C’est qu’en effet, comme devait le dire admirablement Newton, Dieu n’est pas l’éternité plus qu’il n’est l’infinitude ; mais il est éternel et infini. Le temps n’existe pas pour lui ; le temps n’existe que pour nous. L’éternité est divine ; le temps est purement humain. Il ne convient qu’à ce qui a eu un commencement et peut avoir une fin. L’éternité n’a point commencé, et elle ne peut finir. Ainsi dans les théories platoniciennes, le mouvement et le temps qui se mesurent mutuellement, ont une destinée pareille. ”
“ Elle est indéfectible, tandis que le mouvement et le temps qui s’écoulent dans son immuable sein, ne le sont pas. En attendant, le mouvement et le repos, son contraire, se partagent le monde, puisque certaines choses sont mues et que d’autres ne le sont pas. Si nous savons les bien observer l’un et l’autre, nous comprendrons un peu mieux la nature, et nous pénétrerons un peu plus avant dans le secret de la matière universelle, cet ample et confus réceptacle de toutes choses, qui en soi est informe et invisible, bien qu’elle soit le théâtre de tous les phénomènes. ”
“ Il n’y a pas nécessité davantage que le point ait un lieu ; car le corps ambiant entoure la chose même et non pas les points de la surface. Il n’est plus besoin non plus que deux choses soient dans un seul et même lieu. L’espace, le lieu n’est plus la dimension des corps et l’intervalle de leurs surfaces ; car, loin que l’espace soit la dimension propre des corps, ce sont les corps, au contraire, qui se trouvent toujours dans l’espace, quels que soient ces corps. L’espace lui-même, le lieu n’est pas un corps. ”
“ La raison peut concevoir également que pour le nombre, il y a une limite dans le sens de l’extrême petitesse, et qu’il n’y en a pas dans le sens de l’accroissement, puisqu’un nombre, quelque grand qu’il soit, étant donné, on peut toujours en imaginer un plus grand encore. Pour les grandeurs, c’est tout le contraire ; car on peut toujours, dans la série décroissante, imaginer une grandeur toujours plus petite que toute grandeur donnée, tandis que, dans le sens de l’accroissement, il y a toujours une limite infranchissable, et il n’est pas possible qu’il y ait une grandeur infinie. ”
“ Mais si l’infini, ainsi compris, ne peut être ni substance, ni principe, il est évident qu’il ne peut pas davantage être actuellement, être en acte, dans les choses sensibles ; car, s’il était en acte, il serait divisible ; et, alors, toute partie qu’on en séparerait devrait être infinie comme lui. Mais, du moment qu’on fait de l’infini, une substance et non plus un simple attribut, il n’est plus possible de distinguer l’infini et l’essence de l’infini. L’infini étant simple en tant que substance, il se confond avec son essence, et il n’y a pas là de division possible. ”
“ Seulement, dans un cercle, une partie en enveloppe une autre ; et voilà comment le haut du ciel n’a que le mouvement circulaire. Mais, à vrai dire, l’univers, le tout ne peut avoir de lieu ; car, il faut, pour qu’un objet soit dans un lieu, que, d’abord, il soit lui-même quelque chose ; puis, qu’il y ait aussi une seconde chose dans laquelle il est, et qui l’enveloppe ; or, en dehors de l’univers et du monde, il ne peut rien y avoir qui soit indépendant du tout, et de l’ensemble universel. ”
“ Le jour n’en existe pas moins, quoique à tout moment il devienne, et que sans cesse il soit autre. Nous le comptons, après qu’il est écoulé ; mais comment le compter pendant qu’il s’écoule ? A quel instant l’arrêter et le fixer ? En un sens il est, et en un autre sens il n’est point. C’est là justement le cas de l’infini, et l’on peut dire de lui, tout aussi bien que du jour ou de l’Olympiade, qu’il est et qu’il n’est pas tout ensemble. ”
“ Notre âme est demeurée alors comme dans un instant un et indivisible, et tout l’intervalle est pour nous anéanti. Nous supprimons le temps, quand nous ne discernons aucun changement dans notre pensée. Mais nous affirmons qu’il y a du temps d’écoulé du moment que nous percevons et sentons un changement quelconque en nous, fussions-nous plongés dans les ténèbres et dans le plus complet repos. ”
“ Cela tient-il à ce que le temps est un mode du mouvement, puisqu’il en est le nombre, et que toutes les choses que nous venons de nommer sont sujettes au mouvement ? Car toutes ces choses sont dans l’espace, et tout ce qui est dans l’espace est en mouvement. Or, le temps et le mouvement sont toujours simultanés l’un à l’autre, qu’ils soient d’ailleurs ou en puissance ou en acte ; et du moment que ces choses sont en mouvement, elles durent aussi un certain temps. Mais, si l’âme de l’homme venait à cesser d’être, y aurait-il encore du temps ? ”
“ Sa grande âme, aussi pieuse qu’éclairée, contemplait, dans tous les phénomènes naturels le sceau de la main divine, et il en a conclu que tout, dans la nature, a un sens et une valeur, et qu’y admettre quelque chose d’inutile, c’est une sorte de sacrilège enté sur une ignorance. Mais Newton n’allait point au-delà, et peu lui importait qu’une si haute et si féconde vérité lui appartint en propre, ou qu’elle fût transmise par la tradition. ”
“ Mouvement de mouvement. Dans un premier sens, veulent-ils dire que le mouvement peut être le sujet d’un autre mouvement ? Comme lorsqu’on dit d’un homme qu’il subit un mouvement, parce qu’il change du blanc au noir. Or, est-ce que par hasard un mouvement, devenant ainsi un sujet, pourra s’échauffer ou se refroidir, se déplacer dans l’espace, s’accroître et périr, comme le ferait tout autre sujet ? Mais il est évidemment impossible d’entendre ainsi cette expression ; car le changement ne peut jamais être considéré comme un véritable sujet. ”
“ Dira-t-on, au contraire, que l’infini est indivisible, et non plus divisible ? Alors, il est impossible qu’un être réel, un être actuel, soit infini, parce qu’il faut toujours qu’un tel être soit une quantité déterminée, c’est-à-dire une quantité qui est précisément le contraire de l’infini. Que si l’on cesse de soutenir que l’infini soit une substance, et si on le réduit à être un simple attribut, dès lors il cesse d’être un principe ; et par suite, le véritable infini, c’est ce dont l’infini est l’attribut, et non plus l’infini lui-même ”
“ Tous les points sans exception peuvent être pris indifféremment, les uns aussi bien que les autres, soit pour le commencement, soit pour le milieu, soit pour la fin. Toujours il y en a qui sont au commencement et à la fin, en même temps que jamais ils n’y sont. Il n’y a donc réellement ni commencement, ni milieu, ni fin, comme il y en a dans la ligne droite. Ainsi, quand une sphère se meut sur elle-même, on peut dire tout à la fois qu’elle est en mouvement et en repos, puisqu’en effet, elle occupe toujours le même lieu. ”
“ C’est absolument comme le mobile, qui reste bien le même dans tous les points de son mouvement, mais dont l’être n’est pas absolument identique, puisqu’il a continuellement changé de lieu. S’il n’y avait pas de temps, il n’y aurait pas d’instant ; et réciproquement, sans l’instant il n’y aurait pas de temps. L’instant est en quelque sorte l’unité de nombre dans le temps, qu’il divise en antérieur et en postérieur, en passé et en avenir. ”
“ Au contraire, la grandeur reste permanente. Soit donc une grandeur que l’on divise selon une proportion restant toujours la même, et, par exemple, par moitié. Le nombre des divisions s’accroît de plus en plus et sans avoir de fin ; la portion qui reste, bien que se réduisant sans cesse, peut toujours être divisée par moitiés successives, et la division ne s’arrête pas plus que l’addition. D’un côté, on augmente ; de l’autre, on diminue ; mais l’infini est également des deux côtés ; et l’on n’épuisera pas plus la grandeur dans un sens que dans l’autre. ”
“ Loin qu’on ait raison de croire que le vide est absolument nécessaire au mouvement, je dirais bien plutôt que le mouvement n’est plus possible, du moment que le vide existe ; car, de même que certains philosophes ont expliqué l’immobilité de la terre par l’égalité de la pression qu’elle reçoit de tout ce qui l’entoure, de même il faut que, dans le vide, tout soit en un complet repos ; car, dans le vide, il ne peut pas y avoir un lieu vers lequel le corps doive se mouvoir plutôt que vers tout autre, puisque, dans le vide, on ne peut pas distinguer de différence. ”
“ Platon distingue deux choses qu’en effet il faut se bien garder de confondre : l’éternité et le temps, qu’Aristote a eu quelquefois le tort de prendre l’une pour l’autre. Le temps n’est, suivant la grande parole de Timée, qu’une image mobile de l’éternité. Tout ce qu’on peut dire de l’éternité, c’est qu’elle est ; il n’y a pour elle ni passé ni futur ; elle est un perpétuel et insaisissable présent. Le passé et l’avenir ne conviennent qu’à la génération qui se succède dans le temps ; et ils sont le domaine du mouvement. ”
“ L’infini ne peut d’aucune façon être en soi comme est le fini ; et c’est là justement ce qui l’en sépare. Aristote semble assez fier de cette définition, et il l’oppose avec quelque orgueil à toutes celles qu’on avait essayées jusque là. En effet sous cet aspect nouveau, l’infini apparaît tout autre que ne le conçoit le vulgaire. Il n’est pas du tout ce en dehors de quoi il n’y a plus rien ; il est au contraire ce en dehors de quoi il y a toujours quelque chose. L’infini est ce qui est capable de fournir perpétuellement quelque quantité nouvelle. ”
“ On n’a pas toujours à dire des choses originales et neuves sur ces grands sujets, de la nature, de l’espace, du temps, de l’infini, du mouvement et de l’éternité. C’est encore beaucoup de les méditer sur les traces d’autrui, quand on ne se sent pas la force de se passer de guide ; et ce n’est pas la moindre part de la gloire d’Aristote d’avoir si longtemps et si fermement soutenu l’esprit humain dans ses défaillances. ”
“ Voici, dit Aristote, quelques raisons qu’on pourrait alléguer pour prouver que le temps n’existe pas du tout, ou du moins que, s’il existe, c’est d’une façon à peine sensible et très obscure. Ainsi, l’une des deux parties du temps a été et n’est plus ; l’autre doit être et n’est pas encore. C’est pourtant de ces éléments que se composent et le temps infini et le temps que nous comptons dans une succession perpétuelle. Or, ce qui est composé d’éléments qui n’existent pas, semble ne pouvoir jamais être regardé comme possédant une existence véritable. ”
“ Les idées se transfigurent sous sa main ; il leur imprime l’ordre et le cachet indestructible de la science, et cette forme définitive qui les rendra propres à l’enseignement et à l’instruction des siècles, quand les siècles se mettront à cette grave école. Ce mérite éclate dans la Physique plus que partout ailleurs ; et on peut la regarder à la fois comme un résumé de tout ce que l’antiquité grecque a su de ce grand problème du mouvement, et comme un manuel de ce que les âges postérieurs ont docilement répété jusqu’aux temps de la Renaissance et à la rénovation de la science moderne. ”
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