Résumé

David-Renaud Boullier Discours philosophiques : le premier sur les causes finales… (1759)

D'où il résulte que le pouvoir de de l'ame sur elle-même, ou sur ses propres pensées, est aussi resserré par le corps ; puisqu'en vertu de l'union, l'ame ayant besoin de l'entremise du cerveau pour exciter ou réveiller en foi de certaines idées , il arrive souvent que l'indisposition , l'altération de cet organe, ou l'impression que fait sur lui quelque cause extérieure , empêche l'ame d'avoir les idées dont elle a besoin, ou lui en donne qu'elle ne voudroit pas.
Source : Gallica

David-Renaud Boullier Discours philosophiques : le premier sur les causes finales… (1759)

Il ne réveille plus l'idée d'une cause universelle, telle qu'est véritablement l'impulsion.
Dès que la force qui fait circuler les Planetes autour d'un centre, & qui fait tomber vers ce centre les corps pesans, n'est point celle qui refringe la lumiere dans les differens milieux, celle qui arrondit les gouttes d'eau, &c. il est peu raisonnable d'étendre cette propriété à toutes les parties de la matiere, sans excepter un seul atôme. Pour s'être toujours servi du même nom, l'on ne prouve point que par-tout la chose soit la même.
Source : Gallica

David-Renaud Boullier Discours philosophiques : le premier sur les causes finales… (1759)

Des yeux de notre esprit nous ne voyons point non plus l'attraction. Ce grand mot qu'on emploie pour désigner une cause, n'excite dans l'esprit aucune idée, ou bien nous en présente de contradictoires. Telle est celle d'une matiere qui se meut elle-même, qui agit sur une autre matiere sans la toucher, & cela à travers les plus- grandes distances ; telle encore est l'idée d'un corps, qui a à la fois une infinité de tendances opposées ; l'idée d'un vrai pouvoir qui fera tout ensemble, d'un côté libre & actif, de l'autre, passif & nécessité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature