Résumé

Portrait de Géraud de Cordemoy Géraud de Cordemoy Les Oeuvres de feu monsieur de Cordemoy… (1704)

De même, si les nerfs de nôtre oreille font émus par une voix, c'est-à-dire par un air que d'autres corps ont agité, en forte que nôtre cerveau qui en est ébranlé, laisse couler des esprits dans les muscles de toutes les parties, dont le mouvement peut former une voix semblable à celle qui l'a émû, c'est-à-à-dire repousser l'air d'une façon répondante à celle qui l'a ébranlée ce n'est que parce que nous avons un corps.
Source : Gallica

Portrait de Géraud de Cordemoy Géraud de Cordemoy Les Oeuvres de feu monsieur de Cordemoy… (1704)

S'il y a des cavitez dans mon cerveau , où cette foule de petits corps , que l'on nomme les esprits , tourne en mille façons diverses , jusqu a ce que quelque chose leur faisant ouverture, ou déterminant leur cours plus fortement d'un côté que d'autre, leur donne moyen de s'ouvrir un passage dans mes nerfs, c'est-à-dire entre ces filets déliez, qui, composez de la substance de mon cerveau, s'allongent jusqu'aux extrémitez de mes membres, avec les mêmes envelopes , qui fervent à les conserver dans la tête.
Source : Gallica

Portrait de Géraud de Cordemoy Géraud de Cordemoy Les Oeuvres de feu monsieur de Cordemoy… (1704)

Sans doute il n'est pas plus malaisé de concevoir l'action des esprits sur les corps , ou celle des corps sur les esprits, que de concevoir l'action des corps sur les corps. Et, ce qui nous rend plus inconcevable la premiere que la derniere, c'est que nous voulons concevoir l'une par l'autre, sans considerer que, chaque chose agissant selon sa nature, nous ne connoîtrons jamais l'action d'un agent, quand nous voudrons l'examiner par les notions, que nous avons d'un autre agent de nature toute differente.
Source : Gallica

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