Résumé

Charles-Augustin Vandermonde Essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine… (1756)

Quoiqu'avec la proportion & la symétrie on puisse former un beau corps ; on ne peut pas le rendre agréable , s'il n'est recouvert d'une belle peau. C'est une toile qu'a formée la nature, pour y fondre toutes les variétés du plus beau coloris.
Tantôt elle y fait éclore les lys & les roses, tantôt on n'y voit que la sombre violette , ou le fruit noir du myrtille. C'est avec la peau qu'elle unit nos chairs , qu'elle en cache les défauts par mille plis & replis, & qu'elle donne à nos traits ce luisant, ce poli qui charme les yeux. Elle y
représente selon son gré toutes fortes de nuances.
Source : Gallica

Charles-Augustin Vandermonde Essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine… (1756)

Les dégoûts sont ordinairement la suite d'une pituite épaisse qui tapisse l'intérieur de l'estomac , ou d'une matière putride qui en énerve les forces; c'est ce qui nous donne cette aversion naturelle pour la nourriture. Quand on a bon appétit, que l'on respire aisément, que l'on ne fent point de mouvement de colique, de chaleur, de douleur, de gargouillement dans les intestins, on peut conclure que l'estomac est en état de bien digérer.
Source : Gallica

Charles-Augustin Vandermonde Essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine… (1756)

La foiblesse naturelle de la femme, la vie qu'elle mene, la blancheur de sa peau, la douceur de sa voix, sa vivacité, son esprit ; tout annonce qu'elle est plus délicate que l'homme, & par conséquent plus sensible ; c'est pourquoi elle est susceptible des plus fortes paillons.' Elle connoît, elle fent, elle rend le sentiment ; elle touche, réveille & enflamme. Elle peint le plaisir avec vérité, parce qu'elle ne tient ses couleurs & son pinceau que de la nature.
Source : Gallica

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