Résumé

Eug. Welvert,  Questions révolutionnaires

“ Victimes de la rumeur publique, Cavaignac, en dépit de sa justification, et Pinet, qui ne s’est pas défendu, resteraient sous le coup d’une accusation infamante, si les présomptions les plus sérieuses ne les absolvaient. Mais ces présomptions, qui les connaît ? Ceux-là seuls qui ont pris la peine d’étudier ces deux hommes et leur prétendu crime : combien sont-ils ? Les autres, au hasard d’une lecture, apprendront, par exemple, d’un parent de Mlle de Labarrère que « la condition du déshonneur exista réellement et fut acceptée par une enfant au désespoir. » ”
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Eug. Welvert,  Questions révolutionnaires

“ De même Pinet, suspect et emprisonné en l’an III, banni et réfugié à Constance en 1820, eût-il eu tous les moyens de repousser l’accusation (qu’il ne connut sans doute jamais) , ne le pouvait ni moralement ni matériellement. Cavaignac était un révolutionnaire timide qui fut toujours du parti des vainqueurs. Pinet était, nous le répétons, un montagnard ; il eut, aux yeux de l’opinion publique pour qui le cadavre d’un ennemi sent toujours bon, le tort d’être un vaincu. ”
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Eug. Welvert,  Questions révolutionnaires

“ En citant, dans un plaidoyer de l’an III, les deux cas où Pinet avait soin de le prévenir qu’il était obligé, vu son absence, de faire figurer sa signature au bas de deux arrêtés urgents, n’était-ce pas établir que c’était là une exception ? Combien cet argument eût-il été plus solide, si Cavaignac, au lieu d’arrêtés pris ailleurs, en avait apporté datés de Dax [12] ! ”
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