Résumé

Roustam Souvenirs de Roustam, mamelouck de Napoléon Ier

L'Empereur de Russie monte à cheval, au bord du Niémen, avec l'Empereur des Français, et l'Empereur de Russie trouva toute la Garde magnifique.
L'Empereur des Français montrait à l'Empereur de Russie: «Voilà mes grenadiers à cheval. Voilà mes chasseurs. Voilà mes dragons», enfin tout.
Quand nous sommes arrivés en face de la maison qui était destinée pour l'Empereur de Russie, l'Empereur des Français lui dit: «Voilà la maison de Votre Majesté.» Mais l'Empereur de Russie lui dit: «Sire, permettez-moi que je parcourre jusqu'au bout de la rue, pour voir toute la Garde, que je trouve superbe!»
Source : Gutenberg

Roustam Souvenirs de Roustam, mamelouck de Napoléon Ier

M. Corvisart, à son arrivée à Schœnbrunn, assistait à la toilette et au coucher de l'Empereur. Il resta trois jours, après lesquels il demanda à l'Empereur de retourner en France: «Comment! vous voulez partir déjà? Est-ce que vous vous ennuyez?—Non, Sire, mais je préférerais être à Paris qu'à Schœnbrunn.—Restez avec moi: je donnerai une grande bataille, et vous verrez ce que c'est qu'une bataille.—Non, non, Sire, je vous remercie, je ne suis pas curieux.—Ah! vous êtes un badaud! Vous voulez aller à Paris pour tuer vos pauvres malades en détail!»
Source : Gutenberg

Roustam Souvenirs de Roustam, mamelouck de Napoléon Ier

Il me dit: «Va t'habiller, que je te voie!» Je me rendis, l'instant d'après, à ses ordres, et brillant comme un soleil. Il trouva, ainsi que l'Impératrice, mon costume superbe et fit appeler M. de Caulaincourt, à qui il donna l'ordre de me donner un cheval et, sur l'objection qu'il lui fit qu'on ne pouvait me désigner une place, parce que, dans les anciens cortèges, il n'y avait point de Mameloucks, l'Empereur lui répondit: «Il sera partout.» Et j'eus le bonheur, le lendemain, d'accompagner l'Empereur, plus satisfait encore en raison des obstacles qu'on avait élevés.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature