Résumé

Paul Cottin,  Souvenirs de Roustam

“ Quand vient le départ pour l’île d’Elbe, il ne suit point son bienfaiteur ! Et les explications qu’il donne de son abstention ne servent qu’à le confondre : le bruit répandu dans Fontainebleau d’une tentative de suicide de l’Empereur, d’une part ; l’impossibilité de trouver des chevaux pour essayer de le rejoindre à Fréjus, de l’autre, sont des prétextes qui ne sauraient tromper personne.
La vérité est qu’à l’instar de plus d’un ancien serviteur de Napoléon, Roustam a soif de repos, soif de la vie de famille : c’est là, et là seulement qu’il faut chercher les raisons de sa défaillance.
”
Source : Wikisource

Paul Cottin,  Souvenirs de Roustam

“ La vie intime de l’Empereur aux Tuileries et à la Malmaison est par lui peinte au vif, et la naïveté même de son pinceau donne de la vie et de la couleur a ses esquisses : il montre Napoléon soucieux de l’intérêt de ses serviteurs, au milieu des plus graves préoccupations ; leur faisant rendre justice quand ils sont victimes de l’iniquité, les faisant soigner et les visitant lui-même, quand ils sont malades. L’Empereur pense à tout : il veut que Roustam envoie à sa mère son portrait en miniature par Isabey. ”
Source : Wikisource

Paul Cottin,  Souvenirs de Roustam

“ Je n’ai pas de l’argent pour faire mon voyage ni pour manger. Quand nous étions dans la frégate, vous avez eu la bonté de me donner de l’argent, mais les Arabes français m’ont tout pris. Quand nous étions dans la ville de Fréjus, vous m’avez dit : « Tu n’as pas besoin de tes pistolets, parce que, en France, il n’y a pas d’Arabes » ; mais je puis vous assurer, mon général, il y en a eu trente à la fois. Si j’avais mes pistolets chargés, j’en aurais tué quelques-uns, mais contre force n’est pas résistance. J’étais seul contre trente Arabes. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature