L’Abécédaire du petit naturaliste

Élements biographiques

L’Abécédaire du petit naturaliste L’Abécédaire du petit naturaliste

Les chats sauvages n’échappent pas à son appétit vorace. Ses dents fortes et aiguës, et ses ongles tranchans, sont les armes offensives dont elle se sert pour déchirer cruellement sa proie. Ses cris imitent la voix d’un dogue furieux. Cet animal ne se jette sur l’homme que dans un accès de colère ; mais cette fierté sauvage et sanguinaire cède quelquefois, et jusqu’à un certain point, à l’adresse humaine. Les habitans de la Barbarie viennent à bout de dompter la Panthère, de la dresser, de s’en servir au lieu du chien pour aller à la chasse.
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Une face mobile, une gueule ensanglantée, une langue pendante, une voix rugissante, un grincement de dents continuel, tels sont les signes apparens de cette méchanceté noire qui met en mouvement tous les ressorts organiques de cet animal vorace : troupeaux domestiques bêtes sauvages, petits éléphans, jeunes rhinocéros, rien n’échappe à ses poursuites. Il s’élance par bonds sur sa proie, plonge sa tête dans l’animal qu’il éventre, en suce le sang avec avidité, semble regretter celui qui se perd par effusion.
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On a donné beaucoup de merveilleux à l’histoire de cet animal : on a supposé, par exemple, qu’il se laissait prendre au son des instrumens, qu’il imitait la voix humaine, appelait les bergers par leurs noms, et mille autres absurdités de cette espèce. Les naturalistes, plus amis de la vérité que du merveilleux, nous apprennent que l’Hyène est d’un naturel féroce et carnassier, qui ne s’apprivoise jamais. Son cri imite le mugissement du veau ; ses yeux, brillans dans l’obscurité, voient mieux la nuit que le jour.
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