Édouard Fournier,
La Bruyère, quelques notes sur sa vie et ses moeurs
(1857)
“ Un homme de sa trempe ne s'ennuie jamais nulle part. L'observation, toujours en éveil chez lui, le sauve du désoeuvrement même au milieu du cercle le plus désoeuvré. Tel sot qui déplaît aux autres et à qui personne ne prête l'oreille est même souvent celui qu'il écoute le plus et dont il s'amuse le mieux. Mainte page charmante du livre des Caractères nous vient, j'en suis sûr, de quelques-unes de ces soirées ennuyeuses où tout le monde avait parlé, où personne n'avait écouté, sauf la Bruyère, cependant, qui seul aussi s'élait amusé. ”
