A.-R. Richard, Éloge de La Bruyère, qui a concouru pour le prix d'éloquence proposé par l'Institut pour 1810… (1810)
“ Mais, en général, il en est des sciences comme des passions : entraîné vers l'une ou vers l'autre, on s'y livre tout entier, on ne voit qu'elle, tout ce qui n'est pas elle, devient indifférent. C'est cette véritable passion de l'esprit qui entraîna Molière vers la scène comique, dicta les beaux vers d'Athalie, arma Boileau du stilet de la satire, fit écrire des fables à Lafontaine, et maîtrisa La Bruyère lorsqu'il observa et peignit les moeurs. Doué d'une grande perspicacité, d'un esprit juste et fin , et plus que tout cela, d'un coeur droit, il n'est besoin que de voir et d'entendre. ”
