Résumé

Éloge de La Bruyère ; par M. T. de N.… (1810-1814)

La Bruyère semble ne s'être proposé d'autre plan que d'instruire, sans s'assujettir à d'autres règles, sans se diriger vers un seul et unique but, et ses idées sont comme émises d'un seul jet, d'après l'impression forte qui le frappe, ou le sentiment vif qui le domine. L'un est un avocat adroit qui, pour s'assurer gain de cause, met un soin égal à réunir tout ce qui peut ajouter à ses moyens, et à écarter tout ce qui peut nuire à sa partie.
Source : Gallica

Éloge de La Bruyère ; par M. T. de N.… (1810-1814)

L'âme, notre faculté pensante ne conserve plus qu'imparfaitement le jeu de ses ressorts : Faiteratio a de nos organes à nécessairement refroidi cette énergie, cette activité d'intelligence qui compare, qui discute, qui saisit et juge les rapports des objets, leurs similitudes et leurs contrastes : le sentiment est moins vif et moins fidèle, l'expression moins forte ou moins juste, et, si l'on peut parler ainsi, l'âme comme le corps ne marche plus qu'en tâtonnant.
Source : Gallica

Éloge de La Bruyère ; par M. T. de N.… (1810-1814)

Un roi mineur, une régente, belle et jeune encore, et qu'un éloignement absolu des affaires, ainsi qu'une entière ignorance de l'administration, dévoient rendre novice dans l'art de gouverner; que de chances pour les désirs! quel vaste champ pour les espérances! Les passions, si long-temps enchaînées, brisent leurs entraves, et s'élancent dans l'arène qui leur est ouverte : les esprits montrent une nouvelle activité
Source : Gallica

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