Ivan Sergeevič Turgenev

Élements biographiques

Portrait de Ivan Sergeevič Turgenev Ivan Sergeevič Turgenev Nouvelles moscovites (4e éd.) (1880)

Eh bien ! bonjour, continua Pétouchkof. Comment va la santé ? Qu'as-tu fait de bon ?
— Je me porte bien, grâce à Dieu, Ivan Afanaciévitch. Et vous ?
— Comme tu vois. Je suis tué. Et par qui? c'est toi qui m'as tué, Vassilissa. Mais je ne t'en veux Pas. Seulement, je suis tué. Demande-lui si tu veux, (il montre Onicime) . Je suis ivre, cela ne m'empêche pas d'être tué. Je suis ivre parce que je suis tué.
— Que Dieu vous en préserve , Ivan Afana-ciévitch !
— Oui, Vassilissa, je te le répète, crois-moi, je ne t'ai jamais trompée. Et ta tante, comment vat-elle ?
Source : Gallica

Portrait de Ivan Sergeevič Turgenev Ivan Sergeevič Turgenev Souvenirs sur Tourguéneff (1887)

Tourguéneff, révolté de la platitude de la colonie russe, se mit tout entier à sa disposition.
— Je l'ai fait, disait-il à ses intimes, pour ne pas ressembler à un de ces vils esclaves.
C'est alors qu'il arrangea le fameux dîner chez Mme Adam, auquel assistait Alphonse Daudet. Le grand-duc y charma tout le monde par son affabilité et sa courtoisie. La société parisienne fut enchantée et le traita dès lors comme l'un de ses favoris, apportant à le fêter cet empressement qu'elle apporte dans tout, l'enthousiasme et la sympathie, comme la rancune ou la colère.
Source : Gallica

Portrait de Ivan Sergeevič Turgenev Ivan Sergeevič Turgenev Nouvelles moscovites (4e éd.) (1880)

La jeune femme était seule. Enchanté de ces sons, de cette beauté, enivré de l'éclat et des parfums de la nuit, ému jusqu'au fond de l'âme par ce spectacle de jeunesse, de fraîcheur et de bonheur, j'oubliai complétement ma compagne de voyage; j'oubliai par quelle mystérieuse aventure je pénétrais les secrets d'une existence si éloignée et si étrangère...
Je voulais monter sur la fenêtre et parler...
Tout mon corps trembla d'une commotion violente, comme si j'avais touché une bouteillede Leyde. En dépit de sa transparence, le visage d'Ellis était
devenu sombre et menaçant.
Source : Gallica

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