Résumé

Émile Laurent Les maladies des prisonniers : étude d'hygiène pénitentiaire (1892)

Sans doute, il semble injuste et cruel de jeter, pour une infraction légère à la discipline pénitentiaire, un homme dans un cachot froid et humide, où il peut prendre une pneunomie quelquefois mortelle ; sans doute, il semble injuste d'enfermer dans une prison un pauvre diable phthysique qui n'en sortira probablement pas vivant. On pourra dire qu'on a le droit d'ôter la vie à un homme ouvertement dans certains cas déterminés, mais non pas de le faire périr lentement au moyen d'un régime débilitant et qui le prédispose à contracter toute espèce de maladies.
Source : Gallica

Émile Laurent Les maladies des prisonniers : étude d'hygiène pénitentiaire (1892)

Lorsqu'un malade meurt à la Santé, on n'autorise l'autopsie que quand le cadavre n'est pas réclamé par la famille. Cela est profondément regrettable et cause un véritable préjudice aux médecins soucieux de leur art, désireux d'apprendre et de savoir.
Dans les hôpitaux, on autorise à faire l'autopsie de tous les décédés, à moins d'opposition spéciale. Pourquoi aurait-on plus d'égards pour les criminels et les voleurs que pour les pauvres gens qui viennent mourir dans les hôpitaux?
Source : Gallica

Émile Laurent Les maladies des prisonniers : étude d'hygiène pénitentiaire (1892)

Voilà certes de quoi affaiblir la résistance physiologique d'un homme. Quand il arrive à la prison, il est déjà presque malade.
J'ai remarqué bien des fois que les mendiants, les vagabonds, les criminels d'habitude venaient plus souvent à l'infirmerie que les autres détenus condamnés pour la première fois. La raison en est simple : ceux-ci travaillaient encore, gagnaient à peu près leur vie, et se trouvaient par conséquent dans de meilleures conditions hygiéniques. Aussi ils supporteront plus facilement et sans trop de dommage le régime de la prison.
Source : Gallica

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