Émile Laurent, Les maladies des prisonniers : étude d'hygiène pénitentiaire (1892)
“ Sans doute, il semble injuste et cruel de jeter, pour une infraction légère à la discipline pénitentiaire, un homme dans un cachot froid et humide, où il peut prendre une pneunomie quelquefois mortelle ; sans doute, il semble injuste d'enfermer dans une prison un pauvre diable phthysique qui n'en sortira probablement pas vivant. On pourra dire qu'on a le droit d'ôter la vie à un homme ouvertement dans certains cas déterminés, mais non pas de le faire périr lentement au moyen d'un régime débilitant et qui le prédispose à contracter toute espèce de maladies. ”
