Résumé

A. Weiss Université de France. Académie de Strasbourg… (1853)

«Quoique les servitudes ne se puissent acquérir sans titre, néanmoins s'il y a incorporation, inédification dans l'héritage voisin, la possession de 30 années entre âgés et non privilégiés vaut titre ; c'est exception à la règle, fondée sur ce que, dans ce cas, c'est plutôt propriété que servitude. Et de là il s'ensuit que celui qui a joui pendant 30 années d'une cave sous le terrain de son voisin, a acquis la prescription de cette cave. C'est la première conséquence de la proposition, je la trouve incontestable; c'est vraie propriété.»
Source : Gallica

A. Weiss Université de France. Académie de Strasbourg… (1853)

Si le fermier qui a construit sans l'assentiment du propriétaire peut être traité comme constructeur de mauvaise foi, en ce sens, qu'il a construit sciemment et sans droit sur le terrain d'autrui, il ne peut en être de même de celui qui a expressement loué à l'effet de construire, ou lorsqu'une clause quelconque du contrat fait voir que cette éventualité est entrée dans l'intention des parties, comme si, par exemple, on avait réglé d'avance le taux de l'estimation, d'après laquelle devrait se régler à la fin du bail l'indemnité pour les constructions.
Source : Gallica

A. Weiss Université de France. Académie de Strasbourg… (1853)

«Celui auquel est due une servitude, a droit de faire tous les ouvrages nécessaires pour en user et pour les conserver. » Ainsi a-t-il le droit de passage et le fonds servant est-il marécageux? - Il peut faire paver le chemin. Et cela est bien évident, car, qui veut la fin veut les moyens; c'est là le sens de notre article. Or, s'il a le droit « de faire des ouvrages» dans le fonds d'autrui, sa position est exactement celle de celui qui se prétend propriétaire, parce qu'il a inédifié dans le fonds voisin ; en quoi donc un pareil fait d'inédification pourrait-il établir un droit de propriété ?
Source : Gallica

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