Résumé

Auguste Valette De la propriété et de la distinction des biens… (1879)

On a sans doute considéré que beaucoup de possesseurs vivent largement sur les revenus qu'ils croient tirer de leur bien, et les consomment en entier, ou pour une portion considérable. Les soumettre à restituer les fruits, presque toujours absorbés depuis un temps plus ou moins long, serait les atteindre durement dans leur fortune et peut-être les ruiner, pour constituer au profit du propriétaire qui a vécu dans l'ignorance de ses droits un capital auquel il ne s'attendait nullement.
Source : Gallica

Auguste Valette De la propriété et de la distinction des biens… (1879)

Ainsi un immeuble ne peut jamais être regardé comme un simple accessoire mobilier, servant à l'usage ou à l'exploitation de meubles : les immeubles sont toujours regardés, a priori, comme plus importants que les meubles, et cela indépendamment de la valeur respective des objets.
On aurait pu, à la rigueur, appeler meubles par destination les fruits à récolter, et aussi les matériaux d'une maison à démolir, en les regardant comme appartenant d'avance à l'acheteur
Source : Gallica

Auguste Valette De la propriété et de la distinction des biens… (1879)

I. — Cette définition donne l'idée générale de la propriété non grevée de quelque charge accidentelle, comme l'usufruit, l'usage ou l'habitation, l'hypothèque etc. Le propriétaire ayant (ce qu'exprime son titre même) la chose en propre, destinée à son avantage exclusif, peut, comme le dit l'article, en jouir et en disposer de la manière la plus absolue. Jouir d'une chose, c'est d'abord s'en servir, l'employer à l'usage qu'elle comporte, et, de plus, en retirer les fruits qu'elle peut produire (2) . Le mot disposer (3) indique le pouvoir de transformer la chose, ou même de la détruire
Source : Gallica

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