Résumé

Henry Ditte De la Propriété des mines, par Henry Ditte… (1875)

Si, en effet, c'est un intérêt d'ordre public que la mine soit exploitée et bien exploitée, et si cet intérêt est assez puissant pour motiver, ainsi que nous venons de le voir, une expropriation pour cause d'utilité publique du véritable propriétaire de la mine, c'est bien le moins que celui à qui on attribue la mine comme au plus capable de la bien exploiter, soit obligé, de par la concession qu'il reçoit, de tenir en activité cette exploitation qui intéresse si fort la société.
Source : Gallica

Henry Ditte De la Propriété des mines, par Henry Ditte… (1875)

De droit naturel, avons-nous dit, la propriété ne s'étend qu'aux limites de l'occupation, et le propriétaire de la surface n'occupe du tréfonds que l'espace nécessaire pour creuser les fondations de sa maison, planter les racines de ses arbres, rechercher les sources nécessaires à sa consommation, par suite, il n'est vraiment propriétaire que de cette partie du tréfonds qui est l'accessoire obligé, indispensable de la surface, il n'a droit vraiment qu'à la partie sans la propriété de laquelle, la propriété de la surface serait incomplète et inutile.
Source : Gallica

Henry Ditte De la Propriété des mines, par Henry Ditte… (1875)

D'où il suit, que l'on peut dire que la valeur d'une mine vient du milieu dans lequel elle est placée. Or ce milieu, c'est la nation entière qui l'a fait tel qu'il est, par le travail lent et successif de toutes les générations qui se sont succédées sur le sol. Cette valeur, conclut M. Lehardy de Beaulieu, doit donc appartenir à qui l'a créée, c'est-à-dire, à la nation elle-même, ou si l'on veut, à l'Etat qui la représente et gère ses intérêts.
Source : Gallica

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