Résumé

René de Récy La Propriété des mines

Va-t-on défendre au « tréfoncier » de creuser pour permettre au « superficiaire » de construire, ou, à l’inverse, mettra-t-on la surface en interdit dans l’intérêt de l’exploitation souterraine ? Question capitale, à laquelle on n’entrevoit pas de réponse satisfaisante, car, quoi qu’on fasse, l’un des deux intérêts est sacrifié forcement. La liberté laissée au propriétaire du sol, c’est l’extraction paralysée ou compromise ; l’interdiction des constructions nouvelles, c’est la surface à jamais dépréciée.
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René de Récy La Propriété des mines

Dans l’industrie des mines, la part de l’imprévu est si large, le travail si longtemps stérile, les frais tellement considérables, qu’on ne peut ni laisser à l’exploitant trop d’indépendance, ni lui assurer un trop long avenir, ni trop alléger ses charges. De tous les droits reconnus par la législation civile, le mieux défini, le plus complet, le plus énergique et le plus durable, la propriété, en un mot, est le seul qui réponde aux exigences et au caractère de l’exploitation minérale.
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René de Récy La Propriété des mines

Lui attribuer aujourd’hui un droit exclusif à l’exploitation de la mine serait évidemment ajouter à la loi ; mais lui reconnaitre un simple droit de préférence, c’est exprimer seulement ce qu’elle-même a sous-entendu. La réunion de la surface et du tréfonds dans les mêmes mains, quand elle est possible, présente pour les intéressés et pour l’administration de si grands avantages, elle facilite tellement la surveillance, qu’il n’est pas vraisemblable que le gouvernement ait jamais refusé, à la légère, d’agréer pour concessionnaire de la mine le maître du fonds qui la renferme.
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