Hilbert

Hilbert,  Traité de la mitoyenneté des murs… (1937)

“ Il ne suffit pas que l'une des deux veuille l'acquérir, il faut que l'autre y consente : c'est un contrat ordinaire ; et si le voisin refuse à quelque prix que ce soit de donner part à un mur, celui qui désire la mitoyenneté est tenu d'y renoncer et de bâtir sur son fonds, qui lui reste en totalité. Dans beaucoup de contrées, et notamment dans le vaste ressort de la coutume de Paris, suivie sur ce point par un grand nombre d'autres, l'acquisition de mitoyenneté s'opère par la disposition de la loi et sous la seule obligation de rembourser la moitié de la valeur du mur et du sol. ”
Source : Gallica

Hilbert,  Traité de la mitoyenneté des murs… (1937)

“ Secundus peut prendre l'engagement, vis-à-vis de Primus, de ne pas construire sur son fonds ou ne pas dépasser une certaine hauteur en édifiant, ou de ne pas clôturer son propre fonds.
Il grève ainsi son bien d'une servitude appelée non aedificandi ou non altius tollendi ou même d'une servitude de prospect.
Mais cela n'a aucun rapport avec la renonciation au droit d'acquérir la mitoyenneté du mur de Primus.
L'existence de la servitude non aedificandi n'est pas un obstacle à l'acquisition de la mitoyenneté. Celle-ci ne gêne absolument en rien l'exercice de la servitude de ne pas bâtir.
”
Source : Gallica

Hilbert,  Traité de la mitoyenneté des murs… (1937)

“ Pothier nous fournit très explicitement la solution (n° 215) : « La loi, dit-il, me donnant le pouvoir de reconstruire le mur commun, pour l'exhausser, ne m'oblige qu'à payer les frais de la reconstruction et de cet exhaussement, et on ne peut pas m'obliger à autre chose. L'état de Maître Paumier qu'à mon voisin, ne peut pas me rendre plus onéreux mon droit de communauté au mur. La privation du profit de son jeu de paume qu'il souffre pendant le temps nécessaire, n'est point un tort que je lui cause : car ce n'est pas faire tort à quelqu'un que d'user de son droit ». ”
Source : Gallica

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