Résumé

Max Leclerc Revue des Deux Mondes

La société anglaise comprend, entre autres, mais au premier rang, deux élites très différentes : celle des self-made men et celle des University-men, l’une qui s’est faite seule à la dure école de la vie, l’autre qui est le produit d’institutions très anciennes et très puissantes. Sur toutes deux l’on retrouve la marque originale de la famille.
Le domaine où la famille anglaise s’épanouit, c’est le home. Le home est à elle, tout à elle : il est sacré, il est inviolable à tous les étrangers. Sont étrangers tous ceux du dehors, tous ceux qui ne s’asseyent point autour du foyer.
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Max Leclerc Revue des Deux Mondes

Il a donné aux générations qu’il a élevées l’horreur du mensonge. Ce ressort a été si puissant, ce simple moyen a été reconnu si merveilleusement efficace qu’il a été universellement adopté en Angleterre, et que partout, dans la famille et dans l’école, on s’applique à inculquer à l’enfant un respect scrupuleux et absolu de la vérité. La plus grosse faute que puisse commettre un écolier anglais est de dire un mensonge ; la plus mortelle injure que l’on puisse faire à un Anglais est de le traiter de menteur.
Telles sont, pour l’éducation morale, les principales réformes opérées par Arnold.
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Max Leclerc Revue des Deux Mondes

« Les enfans sont l’âme de la famille française, nous vivons avec eux, pour eux, en eux [12] . » Tout est subordonné à l’enfant : le repos des parens, l’ordre dans la maison, le travail du père, jusqu’à la coquetterie de la mère. Il est le point où convergent toutes les pensées, toutes les inquiétudes, toutes les espérances. Il vit avec ses parens, est admis à table dès qu’il est d’âge à se tenir assis ; volontiers on impose ses grâces, ses caprices, ses sourires et ses pleurs aux invités, s’ils ne sont point tout à fait des étrangers.
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