Pierre de Coubertin

Pierre de Coubertin

Résumé

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin Revue des Deux Mondes

Rien n’évoque devant ses yeux le fantôme déplaisant, mais salutaire, de l’examen. On le laisse libre d’une liberté absolue. Aussi est-il de règle que, la première année au moins, il en abuse. L’opinion n’y fait point d’objections ; ses parens mêmes ne lui en tiennent pas rigueur, bien qu’à Leyde, par exemple, ou à Utrecht, il en coûte à leur bourse. Chose plus étrange encore, les professeurs dont il néglige les leçons n’en sont pas froissés. Tout le monde parle de lui comme si, au gymnase et à l’école moyenne, il avait subi un surmenage terrible et, certes, tel n’est pas le cas.
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Les officiers ne sont pas, en Angleterre, gens très sportifs, à moins que suivre assidûment les courses de chevaux et y perdre de l’argent ne compte pour un sport ; l’athlétisme y fleurit, en général, dans des milieux plus sérieux et plus intelligens : celui-là, en revanche, détient le record de l’ignorance. Ignorance prodigieuse ! Elle dépasse tout ce qu’on peut imaginer ; elle tourne au dogme. L’officier anglais, dix-neuf fois sur vingt, se réjouit de ne rien savoir et s’en vante, encore qu’il ait de sa valeur intellectuelle une très haute opinion.
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Rien n’est moins exact. Le poisson se meut normalement dans l’eau comme l’être humain sur le sol. La natation n’est pas normale. C’est un combat avec un élément hostile qui est le plus fort et qui aura le dernier si l’on ne se soustrait pas à son étreinte en temps voulu. La force des vagues rend sans doute le spectacle plus émouvant, mais l’onde la plus douce et la plus calme n’enlève pas au sport ce caractère combatif qui est son essence et fait son charme.
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