Henri Ledieu, De la Règle : en fait de meubles… (1897)
“ La bonne foi n'est pas en effet un élément objectif, lié indissolublement à la possession, mais un élément subjectif que l'on doit examiner dans la personne même du possesseur. Si ce dernier, au jour de l'acquisition était de mauvaise foi, il a commis une faute et on comprend qu'on lui préfère le propriétaire ; mais si, à ce moment, il était de bonne foi, pourquoi ne pas lui permettre d'invoquer l'article 2279? Il n'y a aucune faute à lui reprocher, et au contraire le propriétaire a été imprudent. Ce n'est donc qu'au jour du contrat qu'il importe de rechercher la bonne foi (1) . ”
