Résumé

Collectif,  La Nouvelle Revue

“ Les dieux eux-mêmes ne surent alors nul conseil qui remplît l’âme d’une douce consolation. Mystérieux sonnait le pas de ce monstre, dont aucune supplication ni aucune offrande ne calmait la fureur : c’était la Mort qui, par l’angoisse, la douleur et les larmes, interrompait le joyeux festin.
Séparé dès lors, et pour éternellement, de tout ce qui, ici-bas, agitait son cœur d’une douce volupté ; séparé des Aimés qui, maintenant souffrent d’un inutile désir, d’une douleur sans fin, il semble qu’à ce mort il n’est plus accordé qu’un rêve languissant, et que lui est imposée une puissante lutte.
”
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Collectif,  La Nouvelle Revue

“ Il est important de noter que si le sentiment unitaire faisait des progrès parmi eux, le sentiment séparatiste n’existait même pas : ils l’eussent repoussé avec horreur. Ils se sentaient Américains, mais ils demeuraient Anglais ; ils le demeuraient avec une passion qui s’avivait par l’effort récent et par l’impression de la victoire que la race venait de remporter. Ils s’habituaient ainsi à la coexistence de deux patriotismes, l’un dominant et englobant l’autre. Comme ils avaient aimé l’Angleterre par-dessus l’Amérique, ils aimèrent plus tard l’Union par-dessus leur État particulier. ”
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Collectif,  La Nouvelle Revue

“ À son cou, je pleurai, devant la vie nouvelle, de délicieuses larmes. — Ce fut le premier Rêve en toi. Il passa, mais son reflet demeure : foi éternelle et inébranlable en ton Ciel, ô Nuit, et en son Soleil, l’Aimée !
IV Maintenant je le sais, lequel sera le dernier matin ; lorsque la Lumière ne fera plus s’enfuir et la Nuit et l’Amour, lorsque le Sommeil, devenu éternel, ne sera plus qu’un seul Rêve intarissable. Une céleste lassitude s’est emparée de moi à jamais. Long et harassant me fut le pèlerinage au saint tombeau, pesante la croix.
”
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