Joseph Maxwell

Résumé

Joseph Maxwell L’Amant de la momie

Il y avait quelque chose de changé dans l’Égyptienne. Pourquoi était-elle si calme, si indifférente, alors que Rogers sentait au fond de sa conscience une voix accusatrice, une voix qui lui disait : « Tu as pris trop de plaisir auprès d’une autre que la bien-aimée. »
Mais Nefert-thi était dans un état d’esprit fort éloigné de la jalousie.
— Il faudra que tu amènes ici la fille brune, Améni. Je veux la voir.
— Tu n’y songes pas.
— Au contraire. J’y songe, sérieusement. D’ailleurs elle viendra d’elle-même, comme le chacal va vers la viande dont le chasseur fait un appât. Elle t’aime, Améni.
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Joseph Maxwell L’Amant de la momie

Vous voyez de la lumière, Leslie ?
— Oui, sir Septimus. Regardez bien la vitrine de la momie, c’est là qu’elle brille avec le plus d’intensité.
— Oui... c’est vrai... on dirait. J’ai moins chaud, Smith. Cette lueur est bien étrange,
— Voici les sanglots et les hurlements qui commencent. Entendez-vous ?
— Non... c’est-à-dire... oui, je les entends, maintenant... Quel vacarme ! Et cela est bien étrange... bien étrange. Il fait froid, Smith. Nous allons nous enrhumer. Dieu ! c’est assourdissant ! Ah ! au secours ! On tire mon fauteuil ! Smith !
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Joseph Maxwell L’Amant de la momie

L’Égyptienne était près de lui et le tenait par la main. Elle s’approcha du lit, où le précepteur vit ce qui lui parut être son propre cadavre.
Il se regardait, et jamais il n’avait éprouvé de plus fantastique impression. Nefert-thi se serra tendrement contre lui. Il passa son bras autour de la taille flexible de la jeune fille et la pressa d’un geste caressant contre son cœur qui battait plus vite.
— Te voilà, Ameni, aujourd’hui Rotcherssé ! Bien que tu sois né dans une race de gens au teint clair, ton âme a imprimé la couleur ancienne à ton corps nouveau. Tu dors d’un sommeil magique.
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